Le plastique compostable ou PLA pollue plus que le pétrole (Réponses Bio)

Désolé de vous désillusionner, mais nous sommes encore victimes d’un énorme mensonge industriel…

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Sur le papier tout avait l’air parfait, qui n’en aurait pas voulu ?

Ces nouveaux emballages biodégradables et compostables pensés pour nourrir équitablement vos pieds de tomates dans « le respect de l’humain et de l’environnement », semblaient une aubaine face à la surabondance des matières plastiques.

Conservant tous les avantages de ce dernier, sans les inconvénients.

Sauf qu’il n’en est rien !

Une gigantesque arnaque piégeant les consommateurs en les invitant à polluer inconsciemment tout en prenant des risques inconsidérés, se tapit à l’ombre de ces belles promesses.

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À la pointe d’une technologie rapprochant la recherche médicale et des industries florissantes, un tsunami financier comparable au lobby du nucléaire continue d’abattre ses nombreuses tentacules sur le monde.

Issu de matières végétales, généralement la canne à sucre ou le maïs, présenté comme biodégradable tout en se vantant de favoriser une économie circulaire, le plastique biosourcé compostable, aussi connu sous les acronymes PLA et PLGA, met à son profit les dernières campagnes marketing à la mode afin de tenter de berner tant les entrepreneurs, que leurs clients…

Avide de nouveaux secteurs, c’est une déferlante qui commence à être utilisée dans l’industrie pharmaceutique pour les derniers vaccins à ARN messager (1), dans de plus en plus de médicaments, ainsi qu’au cœur de la conquête spatiale.

Mais le problème de ce fameux PLA réside dans sa polymérisation structurée à l’échelle nanométrique, c’est à dire dans sa transformation en nanoparticules dont la dissolution n’est envisageable que dans des conditions bien précises.

En d’autres termes, s’il n’est pas digéré par certaines enzymes et chauffé à une température approchant les 70° Celsius, ce qui est totalement impossible en l’absence d’usines spécialisées encore très peu répandues, il devient plus problématique que le plastique.

Quant à son absorption par le corps humain, rien ne prouve qu’elle soit exempte de pollutions susceptibles de s’accumuler.

Cependant pour bien en comprendre la raison, et surtout pour identifier dans quel type de produits le PLA est actuellement employé, il faut s’intéresser à son commerce auprès des professionnels.

Ils voulaient faire rimer nanotechnologie avec écologie

Inventé en 1932 par Carothers, le PLA est resté dans l’ombre de lui-même pendant près de quatre-vingt ans au profit du plastique issu de combustibles fossiles, dont la solidité était plus évidente.

Technique de transport des nanoparticules de PLA par nanoémulsion
Technique de transport des nanoparticules de PLA par nanoémulsion

Ce n’est que très récemment, depuis l’avènement des nanotechnologies, qu’il a été reformulé et récupéré frénétiquement par le lobby pharmaceutique pour devenir aussi discrètement que rapidement, à la fois le nouvel emballage que tous les entrepreneurs s’arrachent, et l’ingrédient magique des nouveaux vaccins.

Présenté comme un must qui nourrit le potager et respecte l’environnement, il déleste le public d’un tel sentiment de culpabilité que les professionnels l’utilisant pour emballer leurs produits le plébiscitent, sans que les premiers intéressés n’aient même besoin d’en faire ouvertement la publicité.

On y voit de jolis arbres avec des oiseaux souriants, montrant en images que tout vient de la nature avant d’y retourner, on y octroie des normes de compatibilité dans lesquelles une chatte n’y retrouverait pas ses petits, et le tour est joué.

Pourtant, malgré sa prétendue innocuité dans le champ médical, et bien qu’il soit censé fondre dans l’organisme comme une dragée sous la langue (2), n’oublions pas qu’en dépit de son origine végétale il est bel et bien ici question de pétrole transformé en nanoparticules de synthèse, s’additionnant à des produits chimiques hautement cancérigènes comme le Styrène et le Chloromethyl pouvant couvrir jusqu’à 40% du matériau final. (3)

Les nouveaux problèmes posés par le PLA

Les principaux problèmes que pose l’avènement d’une technologie sur le point de remplacer une consommation de deux cent soixante dix millions de tonnes de plastique produites annuellement, sont :

1/ Pour fabriquer 1kg de PLA il faut près de trois fois son équivalent en matière végétale.

2/ Exploiter des champs cultivables pour la production d’un composant aussi employé que le plastique, ouvre, d’une part, le terrain aux cultures transgéniques empoisonnant la nature, et d’autre part, limite l’espace cultivable pouvant servir à la consommation humaine et biologique.

3/ Les transformations de matériaux à l’état nanoparticulaire, quelles que soient leurs caractéristiques physicochimiques initiales, ne devraient jamais être testées sur les consommateurs pendant des décennies avant toute chance de réglementation en cas de nocivité.

4/ Ce type de contenants expose les produits qu’ils contiennent à des niveaux de contamination non évalués dans la durée.

5/ Sans l’existence d’usines complexes, donc coûteuses et polluantes, la dégradation totale d’emballages en PLA est impossible dans son jardin.

6/ Fréquemment jetés dans la nature, ils se dégraderont juste assez pour libérer un cortège de nanoparticules et microparticules, plus inquiétantes que les autres formes de plastiques, dont les réels dangers sont minimisés.

7/ Lors de leur conception dans les usines d’impression 3D, ils émanent des nanoparticules sous forme de COV représentant un grave danger pour les employés et pouvant se répandre sans limite dans l’atmosphère.

8/ Le flou autour des normes « NF 13432 » et « OK compost », donne fallacieusement au consommateur l’impression d’utiliser des produits naturels sans risque.

Des normes peu connues liées à des centres de compostage industriels inexistants, entretenant la confusion

Le label «OK compost» basé sur la norme «NF 13432» se définit comme suit :

«Certifie la conformité des bioplastiques à la norme européenne EN 13432 attestant de la biodégradabilité des produits de 90 % en 6 mois dans des conditions de compostage industriel.»

Conditions de compostage industriel qui, nous l’avons vu, demeurent rares en France ainsi que dans la plupart des pays du monde et qui ne peuvent, ni ne doivent, être remplacées par un recyclage de plastique traditionnel.

Or pour l’ADEME – Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie -, le compostage domestique de ces technologies ainsi que de toutes celles prétendant nourrir directement le potager est intégralement remis en cause. (4)

Où trouve-t-on du PLA dans le commerce ?

Cette mode ayant envahi les habitudes de nombreux entrepreneurs dans le commerce de la bio ou de la santé naturelle, tout autant que ceux de l’agroalimentaire et de l’industrie pharmaceutique, il est fréquent de voir du PLA dans certains :

  • sachets plastiques transparents à base de tapioca agrémentés du label « OK compost » ou de la norme « NF 13432 »
  • pots de compléments nutritionnels à base de canne à sucre étant présentés comme exempts de risques potentiels, parfaits pour fertiliser les sols, et supérieurs à n’importe quel autre type d’emballage
  • différents emballages industriels prétendument biodégradables
  • dans la composition de certains compléments nutritionnels cherchant des vecteurs nanoparticulaires pour éviter de s’activer avant la digestion
  • différents vaccins à ARN messager tentant de préserver la charge virale jusqu’au cœur des cellules. (1)

Jusqu’à l’élaboration d’emballages «comestibles» pour les astronautes.

Plus simple encore, si votre emballage ressemble à du plastique et indique «compostable» ou «biodégradable», il est probable que vous ayez du PLA entre les mains.

Arrangeant bien trop l’industrie pharmaceutique qui en détient les brevets, cette mode aux apparences innocentes est en train d’enfermer les laboratoires et artisans de la bio, essayant parfois très sincèrement de faire évoluer la situation, vers un cercle vicieux les contraignant à défendre un matériau de synthèse résolument aux antipodes de leurs produits.

Le problème s’était déjà posé avec les nanoparticules dans les enrobages de compléments alimentaires, je vous en avais avertis dès 2015, aujourd’hui il concerne aussi leurs emballages.

Bien à vous,

Jean-Baptiste Loin

Sources et références :

  1. http://www.theses.fr/2018LYSE1292
  2. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27262925/
  3. https://www.3dnatives.com/pla-biodegradable-3d-23072019/
  4. https://librairie.ademe.fr/produire-autrement/530-compostage-domestique-et-industriel-des-sacs-plastiques-compostables-domestiquement-et-des-sacs-en-papier.html

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Source:

https://www.reponsesbio.com/le-plastique-bio-pollue-plus-que-le-petrole/

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