des anti-oxydants dans votre assiette…

Stress oxydant : méfiez-vous de cet agresseur dont vous ignorez tout…


la lettre du Dr Dominique Rueff 

Chère amie, chère ami,

Lorsque vous appliquez une peinture protectrice sur une charpente métallique, c’est pour la protéger de la rouille car l’oxygène et ses dérivés risquent à terme de l’abîmer.

C’est exactement ce qui se passe dans notre organisme quand il est en bonne santé : nous respirons et nous vivons grâce à l’oxygène. Mais lorsqu’on respire des produits dérivés de l’oxygène, ils peuvent aussi se retourner contre nous si leur production n’est plus régulée par les antioxydants.

Ces dérivés de l’oxygène, c’est ce qu’on appelle les radicaux libres [1].

Il s’agit en fait d’un atome ou d’une molécule qui possède un électron « célibataire », ce qui le rend profondément instable. Le radical libre va donc tenter de se stabiliser au détriment d’une molécule voisine. À son tour, celle-ci se transforme en radical libre… et ainsi de suite. Le phénomène se propage en une véritable réaction en chaîne.

C’est le stress oxydant.

Le stress oxydant est tout sauf une forme nouvelle de stress. C’est un phénomène physique qui accélère notre vieillissement et contribue à l’apparition de nombreuses maladies. Il survient en raison des excès et des méfaits non régulés des radicaux libres.

On a mis longtemps avant de découvrir les méfaits de ces étranges particules.

Leur découverte remonte aux années 70.

À cette époque, la médecine découvre de nombreuses molécules et des médicaments capables de lutter contre les maladies infectieuses. Notamment contre des maladies dues à des bactéries, des parasites et des champignons, puis les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’hypertension artérielle, enfin certains cancers et les maladies neuropsychiatriques…

Pourtant, quelque chose clochait. En même temps qu’ils observaient journellement les bienfaits de ces avancées scientifiques, les médecins en découvraient les limites. Bon nombre de maladies dites chroniques, de dégénérescence, immunitaires ou encore auto-immunes, restaient hors de portée.

Pourquoi ? Tout simplement parce que ces recherches directement issues de l’ère Pasteur n’étaient pas conçues pour lutter contre ce phénomène complexe que représente le stress oxydant.

 

Ne vous laissez pas déborder !

Le stress oxydant est un phénomène physiologique lié à l’évolution de l’espèce. Il nous accompagne de notre naissance à notre mort. Normalement, il s’autorégule naturellement par le biais de notre production naturelle d’antioxydants.

Quand il est correctement régulé par notre organisme, c’est un phénomène absolument indispensable à notre santé et notre survie. L’oxydation fait partie intégrante de nos mécanismes de défense et d’élimination des agents pathogènes que représentent les bactéries et les virus.

Les antioxydants les plus connus sont directement apportés par l’alimentation : vitamines C et E, caroténoïdes, polyphénols du thé vert ou du cacao, glutathion (dont nous reparlerons plus en détail), acides aminés soufrés comme la N-acétylcystéine.

Les antioxydants agissent comme des boucliers contre les excès des radicaux libres.

Nos enzymes antioxydantes qui régulent en permanence l’excès de radicaux libres ont besoin, pour être activées, de minéraux issus de l’alimentation comme le zinc, le cuivre, le manganèse pour la super oxyde dismutase, le fer pour la catalase, le sélénium pour la glutathion peroxydase.

Normalement, il ne devrait pas être nécessaire de contrôler son apport en antioxydants. Et encore moins de se supplémenter pour être en bonne santé !

En réalité, notre alimentation n’est pas toujours exempte de déficiences et de déséquilibres :

  • Nous fumons
  • Nous sommes trop, trop souvent, trop longtemps stressés
  • Nous nous agitons inutilement
  • Ou pratiquons un sport de façon trop intensive
  • Nous respirons un air pollué
  • Et mangeons des aliments de mauvaise qualité souvent bourrés de pesticides…

Tout cela conduit au débordement naturel de nos défenses antioxydantes appelées encore « défenses antiradicalaires ».

On le sait aujourd’hui, ce « débordement » est au cœur de :

  • Toutes les maladies chroniques dites de dégénérescence comme les maladies d’Alzheimer et de Parkinson
  • Les maladies dites auto-immunes de la thyroïde (thyroïdites)
  • Les arthrites chroniques
  • Les maladies cardiovasculaires
  • La plupart des cancers
  • Les maladies de l’œil et de la peau

Le stress oxydant empêche notre guérison « autonome » au moyen de nos systèmes de défense dont la fièvre, la transpiration et l’élimination.

Le Pr Luc Montagnier ne cesse d’ailleurs d’affirmer ce lien entre l’importance du stress oxydant, les maladies chroniques et la difficulté à les traiter avec des médicaments ou des moyens simples et limités.

Toutes les structures cellulaires sont susceptibles d’être altérées et c’est de cette altération que surviendra tel ou tel problème, ainsi que l’accélération du vieillissement [2].

Réguler le stress oxydant, c’est facile (enfin, en principe…) !

Pour réduire les effets du stress oxydant, il faut limiter en quantité et durée les sources de radicaux libres.

L’exposition excessive aux rayonnements solaires par exemple. Bien que l’exposition régulière au soleil soit absolument nécessaire à la production par la peau de la vitamine D, l’excès dans le temps ou les « coups de soleil » sont à l’origine de graves cancers de la peau.

Le tabac, la pollution de l’air (ozone, particules fines, dioxyde d’azote…) et la pollution domestique (désodorisants, moquettes, encens, bougies parfumées, etc…), les pesticides, les additifs industriels, les aliments trop cuits, le pain ou les viandes noircies voire carbonisées, débordent nos défenses antiradicalaires… La mauvaise qualité de notre alimentation et le déficit en nutriments viennent achever le travail.

Et je ne parle pas là de la pollution électromagnétique par les ondes de nos téléphones portables et surtout de leurs antennes relais en 4G et bientôt en 5G, des ondes émises par nos box wifi ou par nos téléphones d’intérieur sans fil !

Loin de moi l’idée de vous angoisser. Comme la plupart de nos contemporains, je suis sûr que vous avez déjà votre dose d’angoisse…

Loin de moi aussi l’idée de revenir à un supposé « âge d’or » (ou « âge de pierre ») où notre environnement était totalement différent. Nous savons tous que c’est absolument impossible !

Mais la prise de conscience de l’impact de tout cela sur notre santé est indispensable. Le simple fait de le réaliser peut nous aider à adopter les bons reflexes simples et à portée de tous, comme :

  • Protéger ses yeux avec de bonnes lunettes de soleil
  • Protéger sa peau avec de bonnes crèmes solaires, sans additifs toxiques
  • Limiter la consommation d’aliments industriels dont le prix, le goût et la conservation (par certains antioxydants) se font au dépend de leur qualité nutritionnelle et de nombreux additifs dont on ne connaît pas bien les dangers.
  • Préférer, pour les fruits, la plupart des légumes, les viandes, les poissons, les céréales… des aliments dont on connaît le mode de culture, d’élevage, de conservation, ce qui n’est pas obligatoirement synonyme de nourriture dite « bio ».
  • Augmenter, à chaque repas, les portions de fruits et légumes (de qualité et sans pesticides ni engrais chimiques)
  • S’intéresser aux modes de cuisson en essayant de ne jamais atteindre les 100°C, de ne pas trop griller encore moins noircir le pain ou la viande
  • Ne pas boire n’importe quelle eau contenant possiblement des éléments toxiques comme les nitrates (qui, oxydés, se transforment en nitrites, de puissants cancérogènes), des métaux toxiques ou des résidus de médicaments.
  • Se détendre, méditer et essayer d’aller respirer le plus souvent possible loin des villes et des sources de pollution.

En plus de ces simples mesures personnelles de protection, il y a des mesures de santé publique qui pourraient être prises d’urgence comme la protection et l’éloignement des écoles des cultures traitées aux pesticides.

On sait que les jeunes enfants, en période de croissance, sont les plus vulnérables à ce type d’agressions. Cette vulnérabilité peut entraîner de graves troubles, à la puberté, du développement du système nerveux. L’autisme dont les courbes de fréquence (dans nos pays occidentaux) suivent étrangement les courbes de la pollution, fait probablement partie de ces troubles.

 

Avez-vous un bouclier efficace contre les radicaux libres ?

Avant toute chose, il faut s’interroger sur son mode de vie, son alimentation, sa façon de se protéger les yeux et la peau, sa façon de préparer et de cuisiner les aliments, sa façon de pratiquer un sport, ses périodes de récupération… Ce n’est pas le plus difficile !

Certains examens biologiques (bilans du stress oxydant) peuvent être proposés régulièrement tant en prévention qu’en accompagnement de traitements spécifiques.

Selon le Pr Luc Montagnier, il ne faudrait pas hésiter à les réaliser régulièrement à partir d’un certain âge et dans le cadre de l’amélioration et de la finalisation du traitement de certaines maladies comme les maladies cardiovasculaires, les cancers, les infections chroniques et les maladies de dégénérescence du système nerveux.

Ces bilans sont difficiles à réaliser car, dans l’absolu, ils nécessitent de prélever et envoyer au laboratoire du sang congelé, afin de doser le mieux possible la vitamine C et le glutathion qui sont au centre des « défenses antioxydantes ».

 

Les bienfaits d’une supplémentation sur mesure

Une supplémentation mal menée (hors de tout besoin personnel ou en excès) sera inefficace et peut même se révéler dangereuse. Car tout excès inapproprié d’antioxydants peut devenir, lui-même, un oxydant.

C’est pourquoi il faut envisager une supplémentation sur mesure. C’est en tous cas mon avis et celui de nombreux autres praticiens, nutritionnistes et chercheurs.

Il y a des règles à respecter, notamment en cancérologie : on évite de supplémenter en cours de traitements chimiothérapiques au risque d’en affecter le résultat.

Par contre, les bilans biologiques permettent de déterminer vos besoins spécifiques, peuvent considérablement améliorer l’efficacité de certains traitements, en diminuer la toxicité, faciliter la récupération et accélérer la guérison.

 

Quelques mesures simples à la portée de tous !

Sans revenir aux mesures de protection de la peau, des yeux, des artères (notamment par une meilleure nutrition) et aux recommandations concernant le tabac, les excès d’alcool, nous pouvons tous :

  • Apprendre à pratiquer régulièrement un exercice musculaire, à se reposer et récupérer correctement entre les périodes d’exercice et à s’échauffer systématiquement avant celui-ci. Certes un « coach » coûte cher, mais c’est la solution idéale (il existe maintenant de très bons programmes de « coaching » en accès libre sur Youtube). Cela permet d’adapter l’exercice à notre âge, notre condition physique, notre disponibilité et non le contraire.
  • Contrôler l’air que nous respirons chez nous. On insiste souvent sur le fait que cet air peut être beaucoup plus polluant que l’air extérieur : la présence de résines, de matériaux modernes de construction (comme les colles, les enduits, certaines peintures..), de produits ménagers et même de désodorisants (souvent présentés comme des dépolluants) est un des facteurs qui rend cet air domestique plus néfaste que l’air public.
  • Contrôler l’eau que nous buvons mais aussi celle que nous utilisons pour nous laver, préparer notre soupe, notre thé ou notre café. Même si, dans ce domaine, il n’existe pas de solution miracle, les « carafes filtrantes » représentent un plus par rapport à l’utilisation passive de l’eau du robinet ou celle des eaux embouteillées qui sont rarement dépourvues d’inconvénients.
  • Attention aux poisons de l’industrie cosmétique : ne pas se laver, se maquiller ou se parfumer avec des produits dont on ne connaît ni la composition ni la toxicité à terme par l’intermédiaire de l’absorption cutanée.
  • Se coucher à heures régulières et favoriser les conditions d’un meilleur sommeil : pas d’écrans le soir, pas de SMS avant de d’endormir, quand ce n’est pas au milieu de la nuit. Aérons au maximum notre chambre (même en hiver), baissons la température du corps avant l’endormissement par une sortie extérieure ou une douche fraîche (aux environs de 25°), rechargeons notre téléphone portable loin du lit et mettons-le en « mode avion ».
  • Utiliser le programme qui coupe automatiquement l’émission de sa box wifi au moment des heures de sommeil (Celle des voisins reste incontrôlable mais souvent plus faible !).
  • Conseiller des tabliers de protection (même si les études scientifiques ne permettent pas de conclure) pour les femmes enceintes contre les ondes électromagnétiques. Certains pays les préconisent et… pour les hommes il commence à se vendre des sous-vêtements composés de fibres protectrices.
  • Éviter de se vêtir de certaines fibres synthétiques polluantes (souvent utilisées dans les vêtements de sport) à visée imperméabilisante, et de même, être très prudent avec l’utilisation des aérosols visant la même fonction.
  • Boire régulièrement, et en prenant son temps, un bon thé vert que l’on fera infuser correctement et que l’on peut, s’il est de bonne qualité, réinfuser deux ou trois fois.

Des antioxydants dans votre assiette

N’hésitez plus à introduire dans votre alimentation quotidienne des aliments qui lutteront contre les méfaits des radicaux libres.

Essayez par exemple ceci :

  • Un citron pressé tiède au réveil, avec une cuillerée de vinaigre de cidre pour vous détoxiquer
  • Des aromates, poivre, curcuma, gingembre frais, persil dans vos soupes et salades. Le persil est riche en apigénine, un protecteur du système nerveux que l’on trouve aussi dans le thym, le romarin, la camomille, la plupart des aliments du « régime méditerranéen » et ceux contenant du bêtacarotène.
  • Des mélanges d’huiles de la meilleure qualité possible : huile d’olive pour les oméga-9, de lin ou de colza pour les oméga-3.
  • Des aliments qui ne sont pas seulement « à la mode » mais surtout très bons pour votre organisme, comme le chou kale, les graines de chia (concentrées en oméga-3), les bais d’açaï, le teff (graminée sans gluten), les lentilles noires « beluga » (communément appelées le caviar de lentilles) pleines de fibres et d’antioxydants.
  • Ne négligeons pas non plus les aubergines, les épinards, les pissenlits, ni les fruits rouges, les noix, le raisin (frais ou sec), les pommes (toujours bio), les abricots (toujours bio, frais ou secs)…

Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive…

Si on les cumule avec des habitudes alimentaires simples dont la principale consiste à privilégier les légumes verts antioxydants, on peut déjà prendre sa santé en main, prévenir la survenue d’un grand nombre de maladies, empêcher aux mieux le passage à la chronicité des infections, ralentir les effets visibles et les risques du vieillissement et surtout protéger la santé et le devenir de nos jeunes enfants.

Hydratez-vous avec des produits de qualité, mangez moins, mangez mieux, réfléchissez à votre alimentation et à ces moyens simples d’augmenter votre qualité de vie.

Je vous l’assure : vous ne dépenserez pas plus, pire, vous réaliserez à terme, pour vous-même et la société, de grandes économies.

Bref, quand vous choisissez la composition d’un repas, faites-le non seulement en fonction de vos goûts mais également en fonction de ce que vous souhaitez apporter à votre santé.

Bon appétit, bon courage et n’oubliez pas de bien surveiller votre messagerie !

Dr Dominique Rueff


Sans effet secondaire : Un des plus graves problèmes de la médecine actuelle est que, par manque de temps, de formation, mais aussi pour des raisons légales, les médecins conventionnels ont tendance à ne PAS proposer à leurs patients des solutions naturelles, qui offrent pourtant de grands espoirs.

On sait pourtant aujourd’hui que des composés naturels peuvent contribuer à soulager douleurs et maladies, sans danger ni effet secondaire, et pour un coût dérisoire quand on a la bonne information. Pour en savoir plus, visitez la page ici.


Pour consulter la biographie du Dr Rueff, rendez-vous ici.


Sources :

[1] On les appelle aussi les espèces oxygénées réactives (EOR).
[2] Il peut s’agir des membranes cellulaires : on parle alors de lipoperoxydation car elles sont principalement constituées de lipides (graisses) et leur altération va retentir sur tout le fonctionnement de la cellule, la rendant plus ou moins réceptrice et sensible à l’attaque des agents infectieux, chimiques ou même aux effets des hormones…
Mais aussi des structures intracellulaires comme… les lysosomes et les mitochondries (le poumon de la cellule) dont l’oxydation et l’altération vont entraîner des troubles de la respiration cellulaire. Le noyau de la cellule, les acides nucléiques c’est-à-dire l’ADN et l’ARN qui supportent nos gènes. Cette altération de l’ADN va favoriser la survenue et l’entretien des phénomènes de cancérisation et de dysrégulation profonde de l’immunité.Des phénomènes secondaires, tels certains dépôts de pigments (lipofuschine) qui aggravent les conséquences pathologiques de l’oxydation et en empêchent le ralentissement spontané. On observe de tels phénomènes dans les maladies de dégénérescence du muscle, des vaisseaux (plaques d’athérome) et surtout du système nerveux central (maladies d’Alzheimer).


Les informations de cette lettre d’information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés.

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