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Chère amie, cher ami,

Alors qu’il existe un nombre croissant de preuves de leurs effets biologiques, la question des ondes émises par les appareils électriques (surtout les téléphones, les modems et les antennes relais) n’est, en France ou en Belgique, qu’un débat de second plan.

Le seul fait qu’il existe une maladie – l’électro-hypersensibilité – liée à l’exposition aux ondes, qui a été officiellement reconnue en Suède, devrait nous interroger. Est-il normal de sacrifier la santé d’une partie de la population sur l’autel du progrès technologique ? Et surtout, si certain d’entre nous sont touchés par les ondes au point de devoir se retirer de toute vie sociale ou professionnelle habituelle, n’est-ce pas un signal fort que nous avons déjà franchi une limite et qu’il serait temps de cesser d’augmenter l’exposition des individus, et des enfants en particulier, aux ondes de basses fréquences émises par nos appareils électriques ?

Peut-on encore mettre le wifi dans les écoles ? Faut-il lancer la 5G ?

Ces questions sont centrales pour notre santé et celles de nos enfants.

Mais rien ne bouge. Les lanceurs d’alertes, comme les « Robins des Toits » ou le CRIIREM, après avoir suscité quelques remous au niveau politique, ne parviennent plus ces dernières années à mobiliser les foules.

Il est vrai que le wifi et les portables sont devenus des accessoires du quotidien, des indispensables au travail et une source de gain de productivité. L’économie y gagne, l’individualisme aussi, mais notre santé ?

Nocivité des ondes, les preuves s’accumulent…

Comme pour le tabac, il faudra des décennies pour que le monde scientifique ait le courage de dénoncer l’évidence: notre exposition quotidienne et répétée à des niveaux d’émission d’ondes de plus en plus élevés a des effets négatifs majeurs et potentiellement irréversibles.

Si l’on pouvait encore arguer que nous manquons de recul ou d’études comme cela a été vrai pendant des années, nous aurions une excuse ! Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Une grande étude européenne, appelée Interphone et financée par la Commission européenne et l’industrie, a permis de montrer un lien entre l’utilisation quotidienne excessive du téléphone portable et le risque de développement de cancer du cerveau.

Un rapport très complet publié en 2007, puis réédité en 2014 (The bioinitiative report) passe en revue plus de 1800 études qui font état d’effets des ondes sur la santé. Selon les 14 chercheurs ayant réalisé ces travaux, les ondes peuvent avoir une incidence notamment sur l’ADN, la concentration des enfants, les cancers, les troubles du comportement, l’autisme et la fertilité.

Vous trouverez ici le tableau récapitulatif des maux pour la santé qu’ils ont recensés dans leur rapport.

Ce travail, malgré son sérieux, a essuyé les critiques de l’industrie et du club des scientifiques sceptiques comme l’Académie française de médecine ou l’agence AFSSET (l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail). On se demande à quel jeu dangereux jouent les institutions. Grande sera leur responsabilité le jour où, s’il doit venir, éclatera le scandale des ondes !

Car en attendant, d’autres travaux sont venus renforcer la présomption d’un danger réel et conséquent lié à l’exposition d’ondes de basses fréquences (celles produites par les équipements électriques et plus particulièrement les téléphones portables, les antennes relais et le wifi).

  • En 2007, l’OMS estime qu’il existe une rapport statistique entre l’exposition aux ondes et les leucémies chez les enfants. L’étude n’est pas concluante à 100% mais la présomption est là. Il est recommandé de ne pas exposer les enfants aux ondes électromagnétiques [1].
  • En 2002, le CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer) « a classé les champs d’extrêmement basses fréquences comme cancérogènes possibles pour l’homme ».
  • En avril 2011, le Conseil de l’Europe recommande à l’ensemble de ses états membres de limiter les risques parce que : « les extrêmement basses fréquences, les lignes électriques ou certaines ondes à haute fréquence utilisées dans le domaine des radars, de la télécommunication et de la téléphonie mobile, semblent avoir des effets biologiques non thermiques potentiels plus ou moins nocifs sur les plantes, les insectes et les animaux, ainsi que sur l’organisme humain, même en cas d’exposition à des niveaux inférieurs aux seuils officiels » [2]
  • En 2013, c’est au tour de l’INSERM de publier une étude dans le British Journal of Cancer (BJC) car les chercheurs ont observé une augmentation du risque de leucémie chez l’enfant de moins de 15 ans pour des habitations situées à moins de 50 m d’une ligne à très haute tension (225-400 kV).

Régulièrement des scientifiques comme le Professeur Belpomme alertent les pouvoirs publics et les populations sur les risques liés à l’exposition des ondes. Lors de ses conférences ou interviews, le Professeur Belpomme a rappelé que les ondes peuvent avoir des effets sur :

  • le sommeil
  • le système immunitaire
  • l’ADN (ce qui est particulièrement préoccupant)
  • le stress
  • la barrière hémato-encéphalique (barrière sang-cerveau) avec le risque de faire passer des produits toxiques dans les neurones ce qui aboutit à une dégénérescence du cerveau (Alzheimer).

Plus inquiétante encore est la polémique lancée dans le monde anglophone par le courageux Docteur Barrie Trower qui dénonce l’utilisation du wifi dans les écoles. Ancien expert de la Navy, physicien et spécialiste des radars, il dénonce la prolifération d’émetteurs d’ondes qui rappelle certaines armes utilisées pendant la guerre froide pour provoquer de la fatigue ou des maladies chez l’ennemi.

Ses déclarations sulfureuses ont été réunies dans une déclaration officielle déposée devant un Juge de Portland, Barrie Trower ayant eu des démêlés judiciaires avec une école locale qui souhaitait se doter du wifi

Vous trouverez ce document passionnant ici.

C’est un dossier complet de 70 pages qui documente les risques présumés liés à l’exposition des ondes. À ceux décrits par le Professeur Belpomme, il ajoute la question des hormones répandues dans l’environnement et le risque pour les petites filles de subir des dommages au niveau de leurs ovaires en formation.

Ce document rappelle qu’en Russie, la position officielle des autorités sanitaires est qu’il faut limiter au maximum toute exposition des populations aux basses fréquences. Il est déconseillé aux enfants de moins de 16 ans d’utiliser le téléphone portable (voilà un bon argument pour faire attendre un peu votre ado avant de lui permettre d’en avoir un !).

Une exposition de plus en plus élevée aux ondes et aux champs magnétiques

Il convient de rappeler que toutes ces études et hypothèses ont signalé un risque possible en se fondant sur des données datant d’avant 2010, au temps où notre exposition était 150 fois mois élevée qu’aujourd’hui !

Depuis l’arrivée de l’électricité et de l’électronique, nous sommes exposés dans nos maisons ou notre environnement proche à des champs électriques (mesurés en volts par mètre). Ce sont les fils, les lignes à haute tension, tous les appareils électroménagers etc. Mais cette exposition est limitée.

L’arrivée de la téléphonie mobile a changé la donne. Les téléphones, de plus en plus puissants, émettent de plus en plus d’ondes. Les premiers téléphones mobiles fonctionnaient à 27 mégahertz, puis 400, 900 et aujourd’hui ils sont à 2450 mégahertz (2,5 gigahertz). C’est la fréquence des micro-ondes !

En caricaturant, chaque fois que vous prenez votre téléphone portable à l’oreille, c’est un peu comme si vous lanciez la cuisson au micro-onde de votre cerveau. C’est la raison pour laquelle on recommande l’usage d’oreillettes ou la limitation du temps de téléphone à l’oreille (6 minutes). Mais nous y reviendrons.

Il faut bien comprendre que, dans le fond, le débat porte bien plus sur l’exposition aux ondes qu’à leur effets nocifs potentiels. En 2000, l’exposition moyenne au champ électrique en France était de 0,01 Volt/m2. On est passé à 1,5 Volts/m2 en 2009 alors que les recommandations officielles préconisent de ne pas dépasser les 0,6 Volts/m2 !

Des moyens simples pour se protéger….

Face à cette accumulation de faits inquiétants, il parait prudent de se protéger. Voici quelques conseils pratiques qui peuvent vous aider :

  • Éteindre les appareils électroniques après les avoir utilisés, à commencer par le wifi et les téléphones portables.
  • Augmenter la distance entre l’objet émetteur d’ondes et vous lorsque c’est possible.
  • Ne pas laisser son téléphone à côté de soi lorsque l’on dort.
  • Couper le Wifi la nuit. C’est pendant notre sommeil que notre corps se repose et se régénère. Il est bon d’éviter de troubler ce moment par une mitraille d’ondes.
  • Boire de l’eau peu minéralisée. Cela évite l’effet de résonance.
  • Éviter de vivre dans un environnement où se trouve trop d’objets métalliques, là encore pour éviter un effet de résonance causé par les métaux.
  • Éviter de téléphoner en voiture : les ondes dans la voiture résonnent, se répercutent et reviennent au centre où se trouve la tête du conducteur. Cela permet aussi d’éviter les accidents et en France d’économiser trois points sur son permis de conduire en cas de rencontre avec les gendarmes…

Envoyez les bonnes ondes !

En dépit des effets négatifs liés aux ondes – surtout à une surexposition – il est rassurant de noter que les ondes peuvent aussi nous faire le plus grand bien. Tout est question de proportion et de technique bien sûr.

En France, le premier appareil permettant de soigner par les ondes fut créé par Georges Lakhovsky, ingénieur d’origine russe. Il présenta de nombreuses photos « avant/après » de patients guéris d’un cancer par sa méthode dans les hôpitaux du Val-de-Grâce, Necker et Saint-Louis mais fut très mal reçu par les autorités.

Sa théorie élaborée avec Nikola Tesla et Royal Rife reposait sur l’hypothèse selon laquelle chaque cellule a sa propre fréquence de résonance. La machine qu’ils créèrent avait pour objectif de créer un champ magnétique au sein duquel l’organe malade retrouverait sa fréquence et guérirait.

Cette approche thérapeutique s’est développée dans son pays d’origine en Russie où l’on compte plus de 500 cliniques équipées. Elle s’est répandue également en Pologne et en Allemagne où les cancéreux – entre autres – peuvent bénéficier de ces traitements.

D’autres thérapies notamment en Chine, utilisent des aimants pour soigner l’arthrose ou soulager la douleur.

Enfin, on retrouve les effets positifs des ondes dans l’électroculture, c’est à dire pour faciliter la culture des plantes. A dire vrai, nous n’avons pas fini de voir le côté positif des ondes qui constitueront certainement l’un des socles de la médecine du XXIe siècle. Si la chimie a marqué le XXe, l’avenir est à la physique.

Pour aller plus loin, retrouvez une interview de Maxence Layet, journaliste scientifique spécialiste du sujet. L’interview est sur la webtélé « Des maux et des mots » : cliquez ici pour la visionner.

Sur le sujet vous pouvez également retrouver l’excellent film de Jean-Yves Billien, les sacrifiés des ondes : à découvrir ici.

Joyeux Noël !

Augustin de Livois
IPSN – Institut pour la Protection de la Santé Naturelle
association sans but lucratif
rue du Vieux Marché aux Grains, 48
1000 Bruxelles

PS 1: La 4e édition du congrès des Herboristes a lieu les 23 et 24 avril 2016 à Paris. Vous pouvez déjà vous inscrire en cliquant ici.

PS2: Aura lieu à Paris les 30 et 31 Janvier 2016, un congrès sur l’autisme organisé par le Dr Olivier Soulier : inscriptions ici.


Sources :

[1] Que sont les champs électromagnétiques ?

[2] Le danger potentiel des champs électromagnétiques et leur effet sur l’environnement

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