MAGNESIUM : le mal-aimé de la médecine

Chère lectrice, cher lecteur,

Votre régime alimentaire est votre principal allié pour réduire votre risque de cancer.

D’innombrables composés naturels, présents dans les aliments et épices (non-transformés industriellement), ont des propriétés anti-cancer, et c’est pourquoi il est si important de varier son alimentation, à base de produits sains et naturels.

Vous savez qu’une stratégie anticancer inclut des oméga-3, la vitamine D, les anti-oxydants, les isoflavones, l’ail, le curcuma, le poivre noir, le café, les petits fruits rouges et noirs (baies), les noix (de Grenoble, du Brésil), certains champignons (shiitaké, maitaké, Coriolus versicolor, schizophyllum).

Mais n’oubliez pas qu’un minéral aussi banal que le magnésium, présent en quantité dans les légumes verts, avocats, les amandes, les graines de sésame, de courge et de tournesol, le chocolat noir, les noix, la spiruline (algue bleue) et le sarrasin, pourrait aussi entrer dans votre stratégie anti-cancer.


Magnésium : le mal-aimé de la médecine

Quand on connaît les bienfaits du magnésium, on est étonné d’en entendre si peu parler dans le milieu médical et hospitalier.

On en donne volontiers aux gens fatigués, qui ont des crampes, des fourmillements, qu’on suspecte d’une carence en magnésium.

Mais c’est comme réserver la vitamine C aux personnes qui ont le scorbut, ou l’eau aux personnes qui meurent de soif.


Plus de carburant cellulaire grâce au magnésium

Des cellules qui ont tout leur saoul de magnésium, ce sont des cellules capables de fabriquer un maximum de carburant cellulaire (ATP = adenosyl triphosphate).

Ce sont donc des cellules qui :

  • se contractent et se relaxent mieux (si ce sont des cellules musculaires)
  • produisent plus de défenses naturelles (si de sont des cellules immunitaires)
  • transmettent mieux les messages (si ce sont des cellules nerveuses, par exemple les cellules du cerveau)
  • réparent mieux les dégâts provoqués par le vieillissement, la pollution, l’oxydation, etc.

Mais ce n’est pas le seul intérêt du magnésium.


Le magnésium protège les cellules

Le magnésium joue un rôle majeur dans d’innombrables fonctions métaboliques (c’est-à-dire, les fonctions qui assurent la vie de l’organisme).

On le retrouve dans 300 enzymes différents dans le corps et il peut se fixer sur 3 751 sites sur les protéines humaines. Les enzymes sont des molécules qui déclenchent des réactions chimiques. Les protéines sont les « briques » qui constituent vos muscles, votre peau et vos organes.

Le magnésium joue un rôle important dans le système de détoxification et protège donc les cellules contre les dommages provoqués par les produits chimiques dans l’environnement, les métaux lourds, et autres toxines.

Le plus puissant anti-oxydant produit par notre corps, le glutathion, qui joue un rôle majeur de détoxification notamment dans le foie, a besoin de magnésium pour sa sa fabrication.

Il est aussi utile pour la régulation du taux de sucre dans le sang. Il réduit le risque de diabète de type 2 (hausse du niveau de sucre dans le sang provoqué par une baisse de la sensibilité des cellules à l’insuline, ou un épuisement des cellules du pancréas responsables de la production d’insuline). Or, le mauvais contrôle du glucose et le diabète abîment fortement les cellules de l’organisme et favorisent les tumeurs cancéreuses.


Le magnésium réduit le risque de cancer du colon

Il n’est donc pas étonnant que, grâce à cet effet protecteur, on se soit aussi aperçu que les personnes bien pourvues en magnésium aient aussi moins de cancer.

Une étude publiée dans le American Journal of Clinical Nutrition a montré que toute hausse de 100 mg de la consommation de magnésium alimentaire est associé à une baisse de 12 % du risque de cancer colorectal.

Je le signale au passage même si ça n’a rien à voir, le magnésium traite la constipation grâce à ses effets laxatifs. Je le précise car beaucoup de personnes qui ont des problèmes de constipation se font conseiller de boire des eaux minérales riches en magnésium (Badoit, Hépar, Quézac). Il est enfin une composante essentielle du squelette.


Êtes-vous en manque de magnésium ?

Le magnésium vient à l’origine de la terre, et on sait que les formes intensives d’agriculture moderne épuisent la terre.

Il est donc probable que les aliments que vous mangez contiennent moins de magnésium qu’il y a 20 ans.

Mais même en surveillant leur alimentation, certaines personnes ont une tendance naturelle à manquer de magnésium. Les facteurs prédisposants sont :

  • des reins en mauvaise santé, qui provoquent des pertes excessives de magnésium dans les urines ;
  • le diabète, surtout lorsqu’il est mal contrôlé, conduit à des pertes de magnésium dans les urines ;
  • l’âge : les personnes âgées ont plus de risque de manquer de magnésium car l’absorption intestinale diminue ;
  • les médicaments : diurétiques, antibiotiques et certains médicaments contre le cancer peuvent provoquer un déficit en magnésium.
  • Une tendance au stress, un terrain spasmophile : pour éliminer les hormones du stress (cortisol, adrénaline…) présentes dans le sang suite à un coup de stress, le corps puise des minéraux dans les tissus (muscles, os), provoquant une perte de minéraux, éliminés par les urines. Mais le magnésium étant indispensable pour contrôler la tension nerveuse et relaxer les muscles, la diminution du niveau de magnésium entraîne une hausse de la tension nerveuse. Le cercle vicieux est en route, et peut aboutir à la dépression si on ne l’arrête pas. D’où l’intérêt de la mise en place d’une stratégie nutritionnelle complète, incluant la prise d’un bon supplément de vitamines et minéraux, plus un riche apport en magnésium hautement assimilable (par exemple Germag de Lorica, pour le magnésium avec ses co-facteurs d’assimilation, couplé à Daily-3 de Supersmart pour les vitamines et autres minéraux).
Selon l’étude SUVIMAX réalisée sur la population française, 77 % des femmes et 75 % des hommes sont en-dessous de l’apport nutritionnel conseillé en magnésium !

Tester son niveau de magnésium

Il n’y a pas d’analyse sanguine qui permette de connaître réellement la teneur en magnésium de vos tissus.

Seul environ 1 % du magnésium de votre corps est dans votre sang. Que votre sang soit riche ou pauvre en magnésium, par rapport à la moyenne, n’indique absolument pas que vos tissus, vos cellules sont riches ou pauvres en magnésium.

Il faudrait faire des tests d’urine sur 24 heures, et mettre les résultats en relation avec vos éventuels symptômes d’un manque de magnésium : crampes, paupières qui battent, arythmie cardiaque, épilepsie, perte d’appétit, mal de tête, nausée, fatigue.

Dans la mesure où les excès de magnésium sont facilement éliminés par les urines, il n’y a toutefois aucun risque à entreprendre une cure de magnésium si l’on a certains symptômes de manque : fatigue matinale, coups de pompe fréquentes, nervosité, anxiété, tressautement des paupières, crampes, palpitations, troubles du sommeil, sensibilité aux infections.

Mais attention, comme ce sont vos reins qui font ce travail de filtrer votre sang pour produire de l’urine, il ne faut pas prendre de magnésium en cas d’insuffisance rénale sévère.


Compenser rapidement un déficit en magnésium

J’ai donné au départ de cette lettre la liste des aliments riches en magnésium. C’est par une consommation abondante de ces aliments qu’il faut commencer.

Boire de l’eau minérale riche en magnésium n’est pas idéal. Il est vrai qu’elles affichent une haute teneur en magnésium, en particulier Badoit, Quézac, Hépar (110 mg par litre) ou Rozana (160 mg). Mais le magnésium s’y présente sous forme de sulfate de magnésium (magnésium inorganique), très mal absorbé, ce qui provoque flatulences, ballonnements voire diarrhées.

Les formes organiques de magnésium sont mieux assimilées car le magnésium est lié à un « transporteur » qui l’aide à traverser la paroi intestinale. Ensuite, elles pénètrent mieux dans les cellules. C’est pourquoi on dit qu’elles ont une meilleure « biodisponibilité » que le magnésium minéral.

Le gluconate de magnésium a la meilleure biodisponibilité mais le magnésium malate, citrate, glycérophosphate et thréonate sont aussi très bien assimilés et ne provoquent pas de diarrhée.

Attention, ces différents sels de magnésium contiennent un pourcentage très variable de magnésium élémentaire : 5,4 % pour le gluconate, 6,6 % pour le glycérophosphate, 8,7 % pour le pidolate, 16,2 % pour le citrate.

Or, ce qui vous intéresse vous est de prendre votre dose quotidienne de magnésium élémentaire : 330 mg par jour pour une femme, 420 mg pour un homme. Il faudra donc ajuster la quantité de sels de magnésium nécessaires pour atteindre cet apport.


Pourquoi n’entend-on pas plus souvent parler des vertus préventives et curatives des substances naturelles ?

Les vertus curatives (soignantes) et préventives des produits naturels comme les légumes, épices, champignons, algues, minéraux comme le magnésium ont fait l’objet d’un nombre considérable d’études, et sont connues depuis fort longtemps des personnes qui s’intéressent au sujet. Pourtant, elle restent étonnamment méconnues du grand public, négligées, pour ne pas dire occultées si on les compare aux médicaments chimiques. Il est vrai que les pharmacies assurent l’omniprésence des médicaments et leur visibilité à tous les coins de rue, rue commerçante, galeries commerciales. Les pseudo « produits naturels » qui s’y vendent dans des volumes de plus en plus impressionnants, et qui justifient la transformation des pharmacies en authentiques mini-supermarché (c’est à peine si on ne vous donne pas un caddie à l’entrée), sont pour la plupart des trouvailles marketing. Cela se détecte au soin mis dans les emballages, formes et couleurs des mille pots, tubes, bombes aérosol, spray et jets, plus ou moins parfumés aux fruits, ou illustrés de cuisses, de ventres, de seins et de fesses, toujours idéalement galbés, idéalement bronzés, qui vous donnent l’impression de ne plus savoir où donner de la tête quand vous y entrez (et c’est fait pour). Ce sont les Américains qui ont inventé ça : lorsque vous entrez dans un magasin, il faut forcer le client à traverser des montagnes de produits auxquels il n’aurait jamais pensé, saturées d’offres publicitaires, avant de le faire accéder à ce qu’il veut (son pain, ses œufs, ses poireaux), et à la caisse – caisse qui se doit d’être envahie de bonbons, chewing-gums, piles et gadgets en petits paquets, donc apparemment bon marché, qu’il suffit de tendre la main pour les ajouter à son panier… et à l’addition. Hé bien, observez la chose : c’est ce qui est en train de se produire pour nos pharmacies. Pour accéder désormais au comptoir du pharmacien, vous devez traverser des rayonnages de plus en plus grands et surchargés de crèmes, tétines, laits de bébé, huiles de massage, boissons énergisantes, pastilles excitantes, bonbons pour la gorges, tous prétendument « sans sucre » et prétendument bons pour la santé mais emballés sous des couches de carton, plastiques, aluminium et vernis, le tout agrémenté de posters suggestifs, et bien sûr des inévitables « offres promotionnelles » (moins 30 % !, moins 50 % !, 2 achetés, un offert !), le genre d’attrapes-nigaud autrefois réservés aux hypermarchés Mammouth ou Carrefour. Le pharmacien à barbe et à lunettes a été remplacé par une charmante vendeuse aux ongles bi-colores, portant une blouse blanche échancrée avec une désinvolture étudiée, la bouche pulpeuse, et d’autant plus motivée à vous renseigner sur le dernier « soin » qu’elle touchera sa commission sur la vente – si vous vous laissez embarquer. En revanche, motus et bouche cousue sur les effets indésirables des médicaments que l’on vous vend. On vous laissera le soin de déchiffrer vous-même la liste en petits caractères sur la notice en douze langues, une fois que vous serez passé à la caisse et rentré chez vous. Cela fait la fortune de l’industrie pharmaceutique, qui est en train de se « diversifier » à toute vitesse dans ce secteur, comme si le chiffre d’affaires qu’elle réalise dans les spécialités pharmaceutiques ne suffisait pas encore (26,8 milliards d’euros en 2013 pour le seul territoire français) [1]. Tout cela explique que la plupart personnes qui liront ces lignes sont aussi familiarisées avec la chimiothérapie, les médicaments chimiques, et l’environnement des pharmacies, qu’elle ignorent tout du monde des compléments alimentaires et des produits naturels anti-cancer, qui s’achètent pourtant d’un simple clic sur des sites tout-à-fait fiables, avec des produits livrés chez soi en 48 heures, service première classe. Pour elles, le domaine des traitements naturels, qui ne reçoit il est vrai aucune attention des médias si ce n’est pour le critiquer et mettre la population en garde, est un monde mystérieux, incertain, obscur même, et, c’est un comble, le monde de tous les dangers ! Peu à peu, c’est en train de changer, je sais bien, et c’est notamment grâce à Santé Nature Innovation, je n’en doute pas… Mais quel travail ! Enfin, à votre santé, quand même ! Et n’oubliez pas de recommander aux personnes autour de vous qui ne lisent pas SNI de commander leur magnésium et leurs multivitamines pour prévenir la fatigue, réduire leur risque de maladies cardiovasculaire, de déprime, de cancer… si elles osent !
Jean-Marc Dupuis
PS : La nutrithérapie est un des secteurs les plus prometteurs pour la médecine du 21e siècle.


Source : [1] Analyse des ventes de médicaments en France en 2013

Pour toute question, merci d’adresser un message à contact@santenatureinnovation.com
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