Longévité : un miracle de la nature

Vous avez sans doute déjà entendu dire que la consommation de vin rouge, en quantité modérée, pouvait être bénéfique pour la santé. 

Lorsque les scientifiques ont tenté d’expliquer le fameux « French paradox », cette contradiction apparente entre l’alimentation riche en graisses des Français et leur bonne santé globale, ils ont découvert les propriétés exceptionnelles du resvératrol, un actif naturel présent dans certains fruits et en particulier dans le raisin. Considéré comme l’un des nutriments les plus prometteurs pour lutter contre le vieillissement, le resvératrol a prouvé ses bienfaits dans de nombreux domaines.

Le resvératrol : la molécule du ”paradoxe français”

Les recherches sur le resvératrol sont venues de l’observation qu’en France, une faible incidence de maladies cardiovasculaires cohabitait avec une alimentation riche en graisses. Ce phénomène connu sous le terme de « French paradox » pouvait s’expliquer par cette habitude alimentaire typiquement française : la consommation de vin rouge.

Les chercheurs en ont alors examiné les multiples composants. Les polyphénols, des antioxydants naturels présents dans le raisin et en particulier, le resvératrol, ont rapidement émergé comme facteur explicatif plausible de ce « French paradox ».

Dans les années 1990, des chercheurs ont identifié le rôle du resvératrol dans la protection des espèces végétales qui en contiennent. Cette molécule joue en effet un rôle fondamental contre les agressions pathogènes (ex : champignons) ainsi que contre les effets nocifs liés à l’exposition aux rayons ultraviolets, à l’ozone ou aux polluants.

La consommation régulière de vin rouge, avec son apport de resvératrol, agirait donc aussi comme un protecteur de l’organisme humain et serait la principale explication du fameux « French paradox ».

Alors suffit-il, pour avoir votre dose de resvératrol, de consommer régulièrement du raisin ou du vin rouge ?

Malheureusement non ! Autrefois, il suffisait de manger régulièrement du raisin et de boire du vin rouge pour un petit apport en resvératrol. Or on trouve moins de resvératrol dans les fruits actuels qu’il y a une trentaine d’années. Certains agronomes suggèrent que les traitements par les pesticides en seraient la cause.

Le resvératrol est en effet produit par certains fruits lorsqu’ils sont attaqués. Ils se défendent ainsi en produisant du resvératrol en plus grande concentration. Mais si vous mettez des pesticides chimiques sur vos fruits, les champignons seront éliminés d’emblée et le fruit n’aura pas à se défendre. Il ne produira donc pas de resvératrol, illustration frappante de l’appauvrissement de nos aliments par les traitements chimiques.

Longévité et resvératrol : une expérience incroyable

Bien que le resvératrol soit utilisé depuis des siècles dans les médecines chinoise et japonaise, ce n’est que très récemment, dans les années 1990 et 2000, que les chercheurs se sont aperçus en laboratoire des effets vraiment « miraculeux » de cette molécule.

Howitz et ses collaborateurs ont réalisé en 2003 cette expérience à peine croyable, dont les résultats ont été publiés dans la grande revue scientifique Nature [1] :

Ils ont testé les effets du resvératrol sur des cellules vivantes de Saccharomyces cerevisiae, une levure.

Vous savez que les cellules vivantes ont la capacité de se diviser. Mais cette capacité n’est pas illimitée. Lorsqu’une cellule de levure se divise, on peut distinguer la cellule mère de la cellule fille qui est plus petite. Les cellules étant de plus en plus petites, il arrive un moment où elles ne peuvent plus se diviser, et meurent. Cette mort cellulaire s’appelle l’apoptose. Elle est responsable du vieillissement des organes et des tissus, et de l’apparition de certaines maladies.

Dans les conditions normales, les cellules de Saccharomyces cerevisiae ne produisent que 21 générations avant de mourir. Mais lorsque vous ajoutez du resvératrol dans leur milieu de culture, elles atteignent 35,7 générations, soit une augmentation de durée de vie de 70 % !

Ces chercheurs ont mis en évidence que le resvératrol est le chef de file des activateurs de la protéine SIRT-1, considérée par la communauté scientifique comme la protéine de l’immortalité capable de moduler l’activité de nombreux gènes.

Les sirtuines appartiennent à une famille qui se compose de 7 membres actuellement identifiés. Ces divers membres régulent tous un grand nombre de fonctions cellulaires chez les mammifères. Les sirtuines assureraient la promotion de la survie, mais aussi de la résistance au stress.

SIRT-1 en particulier assure la protection vis-à-vis du stress oxydant et de l’altération de la molécule d’ADN. Il joue également un rôle fondamental dans le métabolisme du pancréas, du tissu adipeux et du foie. Son activation protège donc de l’apparition du diabète, de l’obésité, du cancer, des processus neurodégénératifs et des maladies cardiovasculaires. Par exemple, 1029 gènes exprimés dans le tissu myocardique subissent des altérations d’expression au cours du vieillissement. Or, la prise de resvératrol réduit ces altérations de 92 %.

De nombreux autres bénéfices santé ont été prouvés

Le resvératrol possède de nombreuses autres propriétés pharmacologiques qui sont très bien documentées sur le plan scientifique. Il protège le système cardiovasculaire, lutte contre le stress oxydatif et les agents polluants de l’environnement. Le resvératrol est sans doute aujourd’hui le meilleur protecteur cardiovasculaire que l’on puisse trouver dans la nature [2]. Il abaisse le taux de cholestérol, et favorise la dilatation des artères. Il protège ainsi l’appareil cardiovasculaire en empêchant les caillots sanguins de boucher les artères. Le resvératrol exerce également une puissante action antioxydante empêchant le développement de l’artériosclérose et athérosclérose. On estime que le resvératrol réduirait de 43 % le risque cardiovasculaire global.

Le resvératrol est également un puissant antioxydant capable d’aider les cellules sanguines de l’homme à lutter contre les radicaux libres de l’oxygène [3]. Dans un essai, des chercheurs ont fait incuber des cellules sanguines humaines avec du resvératrol et une substance connue pour produire des lésions oxydatives. Le resvératrol a stoppé le déclenchement de la mort cellulaire de façon dose-dépendante, prévenant les dommages de la substance oxydante. Les chercheurs ont conclu de ces résultats que les cellules mononucléaires du sang périphérique acquièrent un pouvoir antioxydant lorsqu’elles sont traitées par le resvératrol.

Enfin, le resvératrol a une action inhibitrice sur une partie des polluants extérieurs auxquels nous sommes soumis quotidiennement (ex : tabac, gaz d’échappement, dioxines…) [4]. Il est un antagoniste du récepteur des arylhydrocarbures (AhR), une protéine qui régule l’expression de divers gènes réactifs aux polluants environnementaux. Ainsi, le resvératrol active les gènes de la détoxification des polluants environnementaux impliqués dans la formation d’adduits sur l’ADN et donc de tumeurs potentiellement cancérigènes.

Le problème de la biodisponibilité du resvératrol enfin résolu

Les formidables propriétés thérapeutiques et anti-âge du resvératrol expliquent l’extraordinaire popularité que cet actif naturel a connu quasiment du jour au lendemain dans les milieux médicaux. C’est aujourd’hui un des phytonutriments (nutriment issu d’une plante) les plus étudiés et surtout, un des plus prometteurs. Mais il restait encore un défi majeur à relever pour tirer le meilleur du resvératrol : celui de sa biodisponibilité et donc de la capacité pour l’organisme à conserver le resvératrol suffisamment longtemps pour en retirer tous les bienfaits.

En 2003, un laboratoire a montré que le resvératrol se trouve à un pic sérique 30 minutes après ingestion. Il subit ensuite un cycle de métabolisation très intense dans le foie qui l’élimine à 75 % dans les urines et les fèces et qui annihile son action thérapeutique après une heure maximum. De nombreuses recherches scientifiques ont été menées à travers le monde pour résoudre ce problème. Yvery, un laboratoire français spécialisé sur le resvératrol a trouvé récemment la solution dans le cadre d’un partenariat avec la Recherche Académique française. Après plusieurs années de recherche, ce laboratoire a mis au point une forme galénique unique au monde et brevetée, capable de résoudre le problème de la faible biodisponibilité du resvératrol à l’état naturel chez l’homme.

Pris sous cette forme innovante, le resvératrol est 8,8 fois mieux absorbé que sous la forme sèche classique que l’on trouve dans la plupart des autres produits sur le marché. Mieux encore, il a été prouvé que leur produit était toujours au-dessus du seuil minimum d’activité thérapeutique 6 heures après son absorption contre 1 heure seulement pour les formes sèches classiques de resvératrol [5]. Yvery poursuit ses travaux de recherche et développement. En 2012, en association avec la Recherche Académique, le laboratoire a montré que le resvératrol sous cette forme galénique biodisponible, prévenait de l’inflammation et démontrait pour la première fois que la molécule agissait comme un prébiotique restaurant une flore intestinale de qualité [6].

Vous pouvez vous procurer ce resvératrol de nouvelle génération hautement biodisponible en vous rendant ici (lien cliquable).

Pour une action de fond et dans la durée, il est recommandé de réaliser chaque année une cure de 1 à 3 mois à raison de 2 capsules par jour 30 minutes avant les repas (1 le matin et 1 le soir). Cette cure peut-être renouvelée plusieurs fois dans l’année si le besoin s’en fait sentir.

Bien à vous,

François Mercier

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Sources : 

[1] Howitz K.T. et al. Small molecule activators of sirtuins extend saccharomyces cerevisiae lifespan. Nature. 2003 Sep 11; 425(6954): 191-6.

[2] Pace-Asciak CR, Hahn S, Diamandis EP, Soleas G, Goldberg DM 1995 The red wine phenolics trans-resveratrol and quercetin block human platelet aggregation and eicosanoid synthesis: implications for protection against coronary heart disease. Clin Chim Acta 235:207-219

[3] Chanvitayapongs S, Draczynska-Lusiak B, Sun AY 1997 Ame – lioration of oxidative stress by antioxidants and resveratrol in PC12 cells. Neuroreport 8:1499-1502

[4] Casper RF, Quesne M, Rogers IM, Shirota T, Jolivet A, Milgrom E, Savouret JF 1999 Resveratrol has antagonist activity on the aryl hydrocarbon receptor: implications for prevention of dioxin toxicity. Mol Pharmacol 56:784-790

[5] Optimization of trans-resveratrol bioavailability for human therapy. Biochimie, Février 2013.

[6] Thi-Mai Anh Dao, Eric Serée, Resveratrol Increases Glucose Induced GLP-1 Secretion in Mice: A Mechanism which Contributes to the Glycemic Control PlosOne Vol 6 Issue 6 – June 2011

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