il y a tant à marcher

rien ne me reste entre les mains
fors la mélodie légère d’un rêve de citharède

un accord parfait se délie
se vaporise dans les nues…
en frémiront-elles…

le jardin clos des tombes
s’endort dans le soir blême
bercé d’incantations obituaires

et je marche devant moi
dans la fraîcheur létale

il y a tant à marcher sur le pèlerinage
tant à bâtir sur les friches fécondes
tant à rêver dans la brise

il y a tant à dire avec les mots d’ici
et tant à être encore
… aujourd’hui

Michel Cliquet (2011)

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