savoir l’amer des sables

“La poésie est ministère de solitude et de silence ;
elle est propédeutique à tous les au-delà”
Gilles Baudry

je veux écrire aimer
simplement
comme font les enfants
un peu de sable dans les yeux
à la main une plume de paon
et dans le sourire l’offrande
d’un croissant de lune

aimer est château de papier
dont le soupir du temps ne laissera
qu’un tapis épars de mémoires fanés

au dernier jour nous reposerons
gisants de sable en la paume du vent

encore nous faudra-t-il chercher
sous le poudroiement des aubes
la perle inavouée

encore faudra-t-il marcher
avec sous les semelles
la boue des chemins
où nous avons trop pleuré

le jour s’avance
je le suis
sans relâche au papier je confie le vol
du corbeau blanc de mes éclipses

son ombre caresse mes silences

voluptueusement je bois l’absinthe
et tends la main au vide
quelqu’un s’en saisira
sera-ce Dieu…
sera-ce un ange…
ou une gueuse ?

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