EQUI-LIBRE : telle est ma sculpture

Équi-liberté.
Liberté en parts égales.
L’univers est un éternel tourbillon d’équilibres instables, se cherchant sans fin. Le mouvement perpétuel est bien une réalité, vue globalement. Lorsque nous marchons, nous évoluons dans l’espace, en mouvement alternatif d’un pied sur l’autre, nous déplaçant vers un but extérieur à nous, vis-à-vis duquel nous recherchons un équilibre, lui aussi relatif. Cet équilibre universel, comment le percevons-nous? En premier lieu, l’être humain possède un sens intime de son propre équilibre par rapport à une verticale tant physique que spirituelle : l’axe terre-ciel, bas-haut, corps-esprit, matière-pensée, (mal-bien?). La recherche d’élévation spirituelle, de développement de notre humanité en croissance se fera en référence à cette verticale de la vertu, dont nous avons acquis le sens grâce à une éducation culturelle, sociale, religieuse, sinon par assimilation naturelle. La perception de notre propre équilibre physique se fait au sein d’un organe intimement lié à celui de la perception des vibrations sonores : l’oreille interne. Et par référence à ce sens de l’équilibre interne, nous appliquons les règles de l’équilibre à ce que nous percevons de l’univers par les autres organes sensitifs, dont essentiellement celui de la vue. L’oreille et l’œil sont les deux organes maîtres de l’équilibre, et par conséquent de l’évaluation esthétique : l’œil nous fera connaître la sensation d’équilibre des objets extérieurs à nous. Et cette perception de l’équilibre des objets nécessite l’usage du sens de l’équilibre interne en tant que référent. Mon travail de sculpteur consiste en une recherche d’équilibres perceptifs de différentes natures : statiques ou mobiles, visuels ou tactiles, formels ou coloristiques… Le but sera de procurer au spectateur une sensation d’équilibre, que l’œuvre soit en équilibre réel ou artificiel. Le spectateur peut en effet se trouver abusé devant un objet dont la forme lui paraît équilibrée visuellement (selon ses normes de référence), mais dont la réalité des masses, lorsqu’elle n’est pas perceptible, peut être à l’antipode des formes visibles et donc mettre en totale contradiction les notions d’équilibre visuel et d’équilibre physique. Le cas est notoire lorsque l’on met en scène des volumes pleins en concurrence avec des volumes évidés : les masses physiques ne sont pas perceptibles au regard qui appréhende les volumes déployés dans l’espace.

3 thoughts on “EQUI-LIBRE : telle est ma sculpture

  1. Je pense que le tact et le goût sont antérieurs à la verticalié et à la vue… La vue nésessite une mise à distance de soi, de son être par rapport à ce qui est vu. Pas le toucher ni le goût.

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