LITHA 2019


Mes chers amis

Cette année, je vous invite à célébrer les fêtes du

SOLSTICE D’ÉTÉ

en compagnie du clan de la Source d’Arduinna,
qui organise un festival exceptionnel à
la Ferme des Mauvaises Pierres
dans les environs de Vielsalm.

Dates : du 20 au 24 juin 2019

Venez-y nombreux : la fête sera belle !


renseignements : +32 499 10 53 87


Voici le lien de l’événement,
qui vous permettra de prendre connaissance du programme des activités proposées,
et de vous inscrire selon vos disponibilités :

https://www.facebook.com/events/362241684365781/


”C’est un festival, d’univers celte, inspiré par la déesse “Arduinna” et dédié au féminin sacré, à la connexion au Soi profond, à ses racines, à la Nature et à son feu intérieur, à l’échange et aux partages, au soutien des chemins d’évolution personnelle, à la conscience et à la créativité (artistique, musicale… ), à l’artisanat et à la co-création, improvisée dans l’ici et maintenant. 

Du solstice d’été à la fête de la Saint-Jean, une vingtaine d’intervenant(e)s, connecté(e)s les uns aux autres, issus de notre région ou de France, vous proposeront des ateliers, huttes de sudation, soins personnels, rituels, cérémonies, enseignements, rencontres, …

À cette période exceptionnelle, nous profiterons des nuits les plus courtes et des jours les plus longs… pour développer nos dons, retrouver nos racines (celtes), écouter des concerts, danser, chanter, jouer du tambour… autour du feu sacré et en pleine nature.

Se ressourcer, se (re)connecter à la nature, à sa puissance intérieure et à sa bienfaisance… nichée tout au fond de nous… juste au cœur de nous.

Autrement dit, ce festival est dédié à l’Énergie féminine (autant chez les femmes que chez les hommes), au flux de la Vie et de l’Amour, à l’énergie nutritive, accueillante et bienfaisante, à l’énergie de cette sagesse ancestrale et énergie guérisseuse. Grand-mères et ancêtres, nutrition précieuse des temps passés. Inspiration …

Créations et rituels autour du feu Sacré, chants et tambours, cultures et traditions celtiques, musique “paganfolk”…  

Arduinna, créatrice des Ardennes, nous enchante dans ses vents porteurs, vers des horizons inspirants à la découverte de l’univers celte et de ses guérisseurs, druides et intervenants locaux.

Rassemblement porteur de lumière, de joie, d’amour, de paix et de rencontre avec son être. Ensemble, nous serons connectés aux traditions ancestrales, aux énergies de la terre, du soleil, de l’univers, de la forêt et de sa déesse Arduinna … ensemble, nous « festivalerons » !

La liste des intervenants 2019 est à découvrir dans la « story » de notre page FB, ainsi que les groupes musicaux et les infos pratiques…

Toute l’affiche est à découvrir également sur notre site web ! 😉 ”


Programme du festival (en qqs lignes) :

• Jeudi 20 juin – Ouverture du festival
A partir de 17 h : Ouverture du site, accueil et installation des festivaliers, …
20 h : Ouverture de l’espace sacré, allumage du feu suivi d’un concert à 21 h … au son du handpan ! 😉

• Vendredi 21 juin – Samedi 22 – Dimanche 23 juin •
9 h : Coup de corne, rendez-vous au Feu sacré, présentation des intervenants.
10 h à 12 h : Activité 1 et/ou soins individuels.
12 h à 14 h : Temps de midi / repas et repos
14 h à 16 h : Activité 2 et/ou soins individuels.
17 h à 19 h : JAM … activités libres. Activités proposées
par des participants (toujours en accord avec les organisateurs).
20 h 30 (21 h) à 22 h : Concert
À tout moment de la journée, le feu nous accueille nous et nos instruments de musiques.

*** Avec une SURPRISE le samedi 22 juin 2019 ***

• Journée du lundi 24 juin :
9 h : Coup de corne, rendez-vous au Feu Sacré.
Remerciements des intervenants, bénévoles, équipe de cuisine, …
10 h à 12 h : Rituel de clôture du festival, fermeture de l’espace sacré, extinction du Feu.
14 h à 16 h : Soin collectif, remerciements, chants, prières, … procession aux pierres, aux cœur de la forêt ardennaise.
19 h : Animation musicale autour du feu de la Saint Jean (wickerman) – ambiance celtique avec cornemuse et flute irlandaise. »

vous pouvez acheter une maison pour moins de 9000 euros !

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Un article de Charles Sanat


« Dans les Ardennes, la ville de Revin se vide de sa population et certaines maisons se vendent pour moins de 9000 euros

Pendant trois semaines, l’équipe de l’émission de reportages GRAND ANGLE et Thomas Misrachi ont sillonné l’hexagone sur 1400 kilomètres du Nord Est au Sud Est, à la rencontre de cette France des « invisibles » et des « sans voix ». Le reportage propose aux téléspectateurs une immersion dans ces territoires oubliés ».

Visionnez-le et ci-dessous je partage quelques réflexions d’ordre économico-patrimoniales avec vous.

Quels enseignements tirer de ce reportage?

Premier enseignement, ce n’est pas à Revin que vous ferez des plus values foncières!!

Plus sérieusement, le prix de l’immobilier est ultra variable au sein même d’un pays. Vous allez de 20 000 euros le m² dans certains quartiers parisiens à moins de 10 000 euros la maison à Revin! Les implications d’une telle situation sont évidentes. Vous pouvez « habiter » pour pas cher, vous avez le choix de votre localisation et votre localisation fait le coût du logement en grande partie.

Le choix de votre localisation et c’est pour cela que je l’évoque souvent lorsque je parle du PEL (patrimoine, emploi, localisation) est fondamental dans votre niveau de vie réel comme ressenti.

Le deuxième enseignement, c’est qu’évidemment la démographie est intimement liée à la croissance économique. Vous n’avez pas de croissance économique sans démographie. Lorsqu’une petite ville comme Revin se vide, elle se meurt. S’il n’y a plus d’habitant, il n’y a plus de PIB local!!! Quand il n’y a personne il n’y a plus d’économie.

Mettez même 10000 personnes au RSA ensemble dans une ville, et vous allez avoir, malgré des faibles revenus, une économie qui va se créer. Elle sera peut être faible, peut-être de subsistance, mais, elle sera réelle. L’économie c’est la démographie, et une grande partie de la crise économique actuelle même au niveau international est profondément démographique. C’est le Japon qui vous donne le plus d’éléments intellectuels pour vous projeter dans notre avenir proche, car les Nippons sont en avance sur nous concernant le dégonflement de leur bulle démographique, car c’est bien de cela dont on parle.

Par extension, si nous avions une véritable vision politique et de l’aménagement du territoire, on devrait créer des zones rurales de peuplement les « ZRP » en offrant pour 10 ans une suppression totale de l’impôt sur le revenu pour ceux qui s’installent dans ces zones par exemple. L’idée? Des zones « franches » pour rééquilibrer la population sur le territoire. Pourquoi?

Parce qu’une économie crée 10 fois plus d’emplois en ayant 10 villes de 100 000 habitants qu’une seule d’un million!! Plus c’est gros, plus vous avez des économies d’échelle. C’est plus économique en apparence, mais dans les faits vous détruisez votre économie. Les hypermarchés créent des emplois, mais ils en détruisent 10 fois plus qu’ils n’en créent et vous avez le même phénomène désormais entre la vente en ligne via Internet et les hypermarchés. Au bout du compte, les centres villes se désertifient, les commerçants disparaissent et avec eux tout l’écosystème aussi bien économique local, que… social, car tout cela c’est aussi du lien social.

Penser l’aménagement du territoire comme une solution écologique et économique de long terme!

Je reste convaincu, que les grandes villes sont en réalité obsolètes. Héritées de la nécessité de regrouper des tas de «bras» pour permettre aux usines la production de masse qui nécessitaient des masses de gens. Les villes vivent sur l’inertie de cette révolution industrielle, mais cet usage de la ville est définitivement derrière nous.

Les progrès techniques permettent presque les usines sans «bras» et tout automatisées pour la même production de masse. Quand ce n’est pas des machines qui font le travail, les usines sont délocalisées dans des pays à bas coûts de main d’oeuvre.

Bref, la ville est devenue obsolète. L’industrie a été supplantée dans le PIB par les «services».

(…)


voir l’article entier et le reportage ici

faut-il quitter Facebook ?

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quitter Facebook : pourquoi, comment, et quelles alternatives

Vous doutez de Facebook, vous avez déjà envisagé de vous désinscrire ? Bravo ! Nous essayons dans cette brochure d’élargir le débat, de présenter d’autres réseaux sociaux par nature respectueux de l’utilisateur et plus riches en fonctionnalités, et enfin de montrer que faire d’autre que de critiquer et quitter Facebook pour adopter de bonnes manières dignes d’un internet libre (courriel, messagerie instantanée, conférence vidéo, etc).

pour accéder au  document, cliquer ici

toi ma flamme jumelle …

cc by-nc-nd Bruno Monginoux www.photo-paysage.com & www.landscape-photo.net

Si tu veux te baigner je serai la rivière

Si tu veux t’envoler je serai l’air du large

Quand tu voudras marcher je serai le chemin

Quand tu voudras écrire je serai le calame

Quand tu voudras sculpter je serai le ciseau

Quand tu voudras danser je serai la musique

Quand tu voudras dormir je serai le hamac          

Quand tu voudras manger je serai le dessert

Et quand tu auras soif je serai la fontaine

Néo Chamanisme : une affaire de cœur

Émission radio enregistrée ce 13 mai 2019:

Mitacuye Oyasin

Ostara 2019 : précisions

Bonjour à tous

>>> pour notre petite cérémonie du 23/03, pouvez-vous apporter :

• de quoi faire un cercle de fleurs ou/et de foulards de couleurs printanières,

• une graine (bio) au choix (que nous planterons),

• vos œufs bien sûr si vous en avez (durs, de préférence…)

• de quoi « festoyer » gentiment.

°°°

le départ est prévu à 15:00h place Arsène Soreil.

°°°

Le rituel des quatre directions

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Il est traditionnel d’offrir la fumée au quatre directions, en commençant par l’Est et finir au Nord. Porter la coquille au Père-Ciel et ramener au cœur, ensuite porter la coquille à Mère-Terre et ramener au cœur, ensuite offrez aux quatre directions et purifiez-vous de la tête aux pieds. Les enseignements Amérindiens disent que la fumée des herbes sacrées élève notre prière dans le monde spirituel (comme nous voyons tranquillement la fumée se dissiper dans l’air, il est dit qu’elle se rend directement dans l’univers sous la forme idéale : ce monde spirituel appelé « Ungawi » en langue cherokee : le monde où résident les Esprits de tous les êtres. Ainsi, en plus d’être une offrande pour laquelle les Esprits sont reconnaissant, la fumée des herbes sacrées porte notre prière au Principe Créateur, le Grand Esprit ou Grand Mystère, l’Être qui a tant de noms dans autant de langues, mais qui est au-delà de notre compréhension humaine.
La fumigation étant une activité spirituelle, les cendres qui restent dans la coquille sont sacrées. Nous en disposons de manière respectueuse dans un lieu naturel. Dans certaines nations les cendres sont accumulées toute l’année et remis à la terre dans une cérémonie spéciale.

Achel Maïgan Ishkueo

OSTARA 2019

pierre haina

à l’occasion de la célébration de la fête d’OSTARA
je vous invite à fêter la résurrection de la Lumière
autour de la pierre Haina à Wéris
le samedi 23 mars
de 15:00 à 19:00

rendez-vous place Arsène Soreil à 14:45

apportez votre tambour
et vos œufs décorés que nous partagerons
autour du feu

balade de maximum 5km

merci d’annoncer votre participation
en commentaire ci-dessous

histoire de morale…

Jeronimo2

de nommer les Êtres, les Gens & les Choses

Nommer son père « Père » ne dénote ni ne génère la même préhension du monde, que de le nommer « papa » ou « Émile ». Le vocable utilisé pour désigner les hommes et les choses est porteurs d’une relation à l’univers qui implique un respect plus ou moins grand et, parfois, plus ou moins conscient, tant du désignant que du désigné lui-même.

Mais, enfin, qu’est-ce que le respect ? Respect des idées, des choses, des hommes, de soi-même, l’un ne peut aller sans les autres. C’est l’acceptation, dans ses idées et dans son comportement, du principe que le domaine personnel et privé d’un être se limite où commence le domaine personnel et privé d’un autre être. La liberté de l’un prend fin où commence celle de l’autre : en théorie, chacun sait cela…

Or, donc, puisqu’il en faut, quel arbitre décidera où se situe cette limite ? Sera-ce l’individu lui-même ? Sera-ce un tiers ? Un être supérieur ? Sera-ce une convention, une règle, une loi ? C’est bien là que prend naissance notre problématique. Car l’instinct primaire de tout être est de tirer sa substance et de se nourrir de son environnement immédiat, c’est à dire de consommer, par sa relation, l’objet même de cette relation.

Il est admis que nommer une chose, c’est la posséder. C’est ce que nous enseignaient par exemple les philosophies grecque et amérindienne. Encore faut-il adéquatement la nommer, cette chose, pour effectivement exercer sur elle un quelconque pouvoir, qui sera, ou ne sera, une force de domination ou de soumission. Dans la façon adoptée pour dénommer un être, l’on se positionne vis-à-vis de lui en égal, en supérieur, en inférieur, ou encore en indifférent.

Nous touchons clairement ici au fondement d’une éthique universelle.

Quoi qu’on en ait dit, les morales ne sont pas forcément liées à une orthodoxie religieuse. Dans la société humaine, la bienséance du discours et du comportement est régentée par des considérations d’ordre religieux, certes, mais aussi philosophique ; et il est admis en général l’existence d’une “sagesse” abstraite, universelle, admissible et référable par tout un chacun, un tant soit peu doué de réflexion. Il n’est point de morale économique, ni sociale, ni encore politique, médicale ou industrielle ; tout au plus parlera-t-on de codes de bonne pratique professionnelle, de déontologie, de respect des usages.

On reconnaîtra volontiers qu’Untel est un sage, pour une parole énoncée conciliant l’avis de chacun, pour un jugement prononcé accepté par les intérêts divergents, pour une attitude, un comportement exemplaire, que l’on dit “saint”, ou sanctionné comme tel par la vox populi. L’homme se choisit des modèles à imiter, des voies à suivre, des règles à observer, qui, s’il s’y conforme, le mèneront sans faillir à ce qu’il considère comme la perfection et, pour les croyants, à la récompense ultime dans l’au-delà. Mais il paraît évident que l’on ne peut manifester un quelconque respect envers autrui si l’on n’éprouve aucun respect pour soi-même. Le premier objet de notre considération, de nos préoccupations, de notre attention, c’est bien nous-même. Nous venons au monde en premier lieu pour nous y épanouir, nous-même, avant de savoir s’il existe d’autres êtres à considérer.

Mais se savoir exister n’est pas tout. L’homme pour vivre ne demande pas que du pain. Il a besoin de choses fondamentales qui lui sont propres : la vie parmi ses semblables, dont il quêtera la reconnaissance au sein de sa communauté. Il a besoin d’être reconnu pour accepter de vivre. Et pour être reconnu par ses pairs, il devra, nécessairement se reconnaître lui-même, prendre conscience de son existence, de ses besoins, de ses qualités, de ses performances, de ses valeurs, en comparaison de celles de ses semblables. S’il en vient à douter de lui, de l’intérêt de son existence, de la valeur d’être qu’il représente aux yeux des autres, il pourra perdre jusqu’au désir fondamental d’être et sa volonté de vivre pourrait même un jour lui faire défaut.

Nous voyons qu’il est impossible à l’être de s’épanouir – de grandir dans sa nature propre – sans un premier regard porté sur lui-même : l’amour-propre, le respect de soi, ce qui fait que l’on se dévisage dans un miroir avec une noble fierté.

MA LIBERTÉ FINIT OÙ COMMENCE LA TIENNE

Il s’agit là de l’un des fondements de la morale universelle : le respect.

« Mes limites sont les tiennes » ; c’est à dire que pour ne pas empiéter sur ta liberté, je suis tenu de limiter la mienne à cette frontière précise où les libertés respectives ne sont pas violées.

Exemple : j’ai la liberté de fumer, autant que j’ai la liberté de ne pas fumer ; si je choisis d’exercer ma liberté de ne pas fumer, la liberté d’autrui s’arrête là où son éventuelle fumée fera violence à mon libre choix de ne pas fumer.

Les Amérindiens vont plus loin encore, puis qu’ils enseignent : Tout acte doit être envisagé quant à ses conséquences pour les sept générations à venir.

Red Horse

ENSEIGNER : une vocation ?

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Le jardin des vertus est vaste, et les fleurs qui y croissent sont précieuses.
À chacun de nous d’y entretenir son parterre.

« Savoir mal est pire qu’ignorer », disait Seingalt. L’ignorance, en effet, est dangereusement dommageable à l’homme, qui base ainsi une multitude de jugements et d’actions sur un principe erroné, jugements et actions qui seront par conséquent eux-mêmes erronés, selon une logique élémentaire.

Alors comment « savoir bien » direz-vous… L’enseignement institutionnalisé a malheureusement toujours eu pour principe le déversage d’une certaine quantité de science dans le cerveau humain, et la poursuite d’un idéal de savoir, pour lequel l’homme, afin d’obtenir la reconnaissance de ses pairs, a dû et doit encore répondre à certains critères culturels, économiques, sociaux et politiques de son époque.

Il est frappant de constater que ceux que l’on désigne comme possédant la véritable vocation de l’enseignement – comme l’avaient les instituteurs de village au siècle passé – se sont, leur vie durant, attachés à un autre type de formation et de transmission des valeurs auprès de ceux qui leur étaient confiés. Fort heureusement, si cet esprit est de plus en plus exceptionnel de nos jours, il existe encore des maîtres d’école dont la transmission des vraies valeurs humaines passe avant le programme ministériel ou la propagande, et la morale fondamentale avant l’intérêt personnel ou l’impérialisme missionnaire…

Car la vraie vocation de l’enseignant n’est guère de transmettre une matière, une science, plus ou moins volumineuse et plus ou moins intéressante, définie par un collège de fonctionnaires représentant les intérêts d’une société industrielle et bureaucratique, mais bien d’inculquer un goût de l’apprentissage, une passion du savoir, ainsi que des méthodes efficaces et adaptées, qui seront, forcément, différentes d’un individu à l’autre, puisque les dons et les capacités ne sont uniformément répartis, dieux merci, entre chacun.

La flaque saumâtre autant que le lac de montagne reflètent la même splendeur céleste.

Red Horse

vers un nouveau paradigme moral

[…]

« Ne nous faisons guère d’illusions : nous ne nous sortirons indemnes du monde dans lequel nous vivons, de sa violence, de son exploitation, de son injustice, sans adopter de manière générale et spontanée un code de sagesse élémentaire commun, reliant entre eux tous les être humains et accepté par tous comme une nécessité vitale. Nous sommes entrés dans l’ère de la communication sans frontières, de la fraternité universelle. Le mode de vie totalement nouveau annoncé dans les années dorées est aujourd’hui notre quotidien. Il nous reste à en prendre possession. Mais cela ne se fera sans douleurs. Cela se fera en oubliant nos anciens comportements, ceux de la morale ancienne, ceux des religions du passé.

La religion de cette nouvelle ère est sans conteste celle de l’Homme. Un nouveau fonctionnement est à étrenner, qui nous permettra de vivre le rêve des générations précédentes. Un être communiquant est en effet plus proche de ses semblable que ne l’ont jamais été les hommes auparavant. Ceci pourra-t-il effacer de la terre toutes les guerres ? On peut l’imaginer, sans excès d’optimisme. Il est évident que les grandes guerres sont de moins en moins possible dans cet état d’esprit, et que les moyens techniques dont l’homme se dote progressivement lui permettront à l’avenir de contrôler la plupart des excès et des dysfonctionnements de la société mondiale.

Le premier outil d’action, le premier pouvoir, c’est l’information ; et l’information, c’est la connaissance. Voilà : nous y revenons. Tout se jouera dans le choix de la connaissance à laquelle l’homme décidera d’accéder. »

[…]

Red Horse

la GUERRE

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« Ce ne sont ni les voleurs ni les assassins, ni les pillards, ni les ivrognes, ni les prostituées, ni les proxénètes qui préparent et conduisent la guerre. Ils n’ont assez de vertus. On dit que les meilleurs bandits font de mauvais soldats. Ce n’est avec des défauts, des faiblesses et des vices qu’on arrive à faire d’aussi grands dégâts. Ce n’est pas avec des colères, des haines ni avec aucun mauvais sentiment qu’on fait la guerre. C’est avec de fortes vertus et surtout un vif sens de la justice. C’est la rage d’avoir raison qui rend la guerre acharnée et démesurément féroce. »

Lanza del Vasto in “Les quatre fléaux” (1959)

… si tu veux vivre longtemps…

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Dans Le Dieu perdu dans l’herbe : l’animisme, une philosophie africaine (Presses du Châtelet, 2015), le philosophe Gaston-Paul Effa raconte son initiation par une guérisseuse pygmée nommée Tala. Elle lui donne certaines recommandations :

« Ne te prive certes pas de manger, mais mange le moins possible car on mange toujours trop, et trop de nourriture, c’est comme les ombres de la mort qui couvrent les yeux d’un chien. Souviens-toi qu’un chien meurt toujours après avoir mangé, alors il remue la queue, couche ses deux oreilles et s’abandonne. Un homme qui mange de trop est comme un chien, capable de mordre son maître car son cerveau est cerné comme un éléphant par des phacochères. Si tu veux vivre longtemps, fais attention à ce que tu manges et surtout ne sois pas comme un chien ou comme un cochon, mange moins. L’esprit n’a pas besoin de grand-chose, il est une chair vivante qui peut vivre longtemps de ses réserves. »


source : https://www.luminessens.org/single-post/2016/06/21/Le-chien

le BONHEUR est-il une illusion ?

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« Le vrai bonheur consiste à rendre les autres heureux. »

Ainsi soyons autant que possible une personne bienveillante, aimable, gentille, généreuse et aimante.

En partageant le moindre bonheur que nous vivons avec les autres, nous multiplierons le bonheur qui se manifestera dans notre vie et dans le monde.

Apprenons à vivre et à être heureux un jour à la fois…
nous maîtriserons ainsi l’art d’être toujours heureux.

N’oublions pas que où que nous allions et quoi que nous fassions,
nous ne pourrons échapper à nous mêmes.
Nous sommes nous-mêmes la source de notre bonheur…

Notre vraie richesse est la capacité de penser de façon créative et spirituelle.

Osho

… deux ou trois choses inestimables…

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Deux ou trois choses inestimables que l’argent ne peut acheter :

La santé
L’indépendance
Des amis de qualité
La satisfaction
Le respect des autres
La réputation
L’honorabilité
Une attitude enjouée
La longévité
La créativité personnelle
Vos réalisations
Une famille aimante
L’intégrité
La tranquillité d’esprit
Le sens de l’humour
La jugeote populaire
La patience
La compassion
La santé mentale
La cordialité
L’humilité
Le charme
L’estime de soi
La réalisation spirituelle
La gratitude
La communion d’idées
La capacité de gérer l’argent
La générosité
La noblesse d’esprit
La forme physique
Le temps
La sagesse…

(liste non exhaustive…)

Le sage

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LE SAGE…

  • Le sage ne critique pas, il observe.
  • Le sage ne conseille pas, il donne l’exemple.
  • Le sage ne se plaint pas, il remercie pour ce qu’il a.
  • Le sage n’est pas jaloux, il se réjouit pour autrui.
  • Le sage n’est pas inquiet, il accepte ce qu’il ne peut changer.
  • Le sage ne se soucie pas des résultats, il fait ce qu’il estime être juste.
  • Le sage n’a ni regrets ni peurs, il vit dans le présent.
  • Le sage ne recherche ni gloire, ni succès, il demeure serein dans l’ombre et le silence.

LES SURNUMÉRAIRES

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un conte de Charles Sanat


Un très vieil homme fit son entrée dans l’amphithéâtre. Toute l’université y avait pris place. Le doyen, les professeurs, tous les étudiants, tout le monde était là, même la presse. Ce vieil homme était le dernier témoin de la Grande guerre contre l’IA. L’IA, l’intelligence artificielle. Elle avait failli emporter le monde et son humanité. Il s’en était fallu d’un cheveu pour que l’homme, tel que nous le connaissions, ne disparaisse totalement de l’univers.

Il avait fallu le courage de trois hommes. Le Prêtre. Le Commandant. L’Hermite.

Ce très vieil homme les avait bien connus tous les trois, surtout le commandant puisque c’était l’un de ses soldats. Il était le dernier centurion.

Les caméras de l’université ne ratèrent rien de cette intervention.

Le silence se fit. Un silence pesant, profondément respectueux.

Du corps de cet ancien soldat, dont le nom bientôt serait donné à des rues et des avenues, sortit une voix d’une clarté surprenante.

« Votre doyen m’a demandé de venir vous raconter notre histoire. Votre histoire et l’héritage que nous vous laissons. Alors me voici.

Vous êtes jeunes, et vous n’avez connu que la paix. Aucun de vous n’a connu de guerre. Rendez-vous compte, 70 ans de paix. J’ai 90 ans aujourd’hui, mais lorsque j’avais votre âge, les choses étaient, comme vous le savez, bien différentes. Son récit commença et dura plusieurs heures.

Il raconta comment le monde avait sombré dans le génocide et le chaos, comment le rêve d’immortalité nous avait fait sombrer dans l’abîme. Il raconta tout sans omettre grand-chose, jusqu’à cette dernière journée, le jour de la défaite, qui est aussi le jour de la sagesse.

70 ans plus tôt.

« Le feu brûle. Autour, quelques enfants. Des mères s’affairent autour du foyer. Le foyer… il n’en reste plus que le feu alors qu’il y a encore quelques années, le foyer c’était pour les plus anciens encore en vie une maison, un appartement, un logement.

Étrange cette évolution du mot foyer. À l’origine, il a désigné le feu, puis l’habitat, puis à nouveau uniquement le feu.

Plus loin, les hommes plus âgés montent la garde. Dans les arbres, les sentinelles tentent de détecter les essaims de drones qui sont mortels et emportent chaque jour leur tribut de vie humaine.

Les forêts sont devenues l’ultime refuge de ce qu’il reste d’hommes libres et non transformés et les armes les plus rudimentaires, à savoir les bons vieux calibres 12 avec les petits plombs à pigeon, sont les plus efficaces pour se protéger des essaims tueurs.

Le « Commandant », comme il l’appelait, avait réussi à organiser un système de défense et de protection efficace. Dans le plus grand secret, une équipe scientifique libre avait réussi à percer plusieurs des systèmes de la GIA. Le temps de l’offensive approche. Peut-être verra-t-on un jour la libération. Hélas, cela fait 16 fois que les FHL, les forces humaines libres, ont tenté des offensives. À chaque fois, les pertes ont été très lourdes. Les FHL ne sont plus qu’une poignée. Malgré les mises en garde de l’Hermite, ils étaient trop pressés d’affronter le mal, mais le mal était trop fort. Ce n’est qu’avec l’arrivée du nouveau commandant qu’enfin, on tenta de préserver les forces de plus en plus précieuses et de moins en moins nombreuses. Il y a quelques jours, beaucoup de soldats sont partis vers une destination inconnue. Personne ne croit plus qu’un jour les choses changeront. Le Prêtre les avaient bénis, il leur avait expliqué à quel point la vie est précieuse, à quel point elle doit être préservée, et que la dignité de l’homme ne se négocie pas. À quel point les heures les plus sombres et les plus froides sont celles qui précèdent l’aurore. C’était un temps de centurions, d’hommes solides et forts, à la croyance inébranlable dans la pérennité de l’humanité dont ils avaient la lourde charge.

Dans leur complexité, les choses étaient redevenues terriblement simples.

Dans le clan, le pouvoir était partagé entre ces trois hommes. Le Commandant s’occupait de la chose militaire, le Prêtre des cœurs et de la chose spirituelle, et l’Hermite, de la chose politique. L’efficacité de ces trois hommes, leur sagesse et leur grandeur firent que le clan attira rapidement tous les survivants, tous les surnuméraires.

Ces trois hommes surent faire la chose la plus importante. Ils nous redonnèrent l’espoir. Ils étaient comme une nouvelle trinité.

Cette guerre qui dure déjà depuis 7 ans est une guerre à mort qui se joue entre les hommes améliorés et connectés cérébralement qu’ils surnomment, dans les forêts, les surhommes.

C’est une évidente référence au mythe du nazisme et de la pureté de l’aryen. Les bons à rien, eux, ont déjoué tous les pronostics les plus défavorables issus de GIA. GIA. La grande intelligence artificielle. GIA, qui est devenue, après les premiers tests de Google il y a bien longtemps, l’alpha et l’oméga, le dieu-octets vénéré des hommes améliorés et connectés.

GIA a rapidement défini que la principale menace pour l’écosystème planétaire était le nombre d’hommes et la gestion défaillante de leurs émotions liée à la perception de sentiments. En 2030, les GAFA, qui investissaient des milliards dans les technologies de l’IA et de l’immortalité, ont commencé à déployer les premières techniques dites de la vie éternelle.

Il n’y avait pas besoin d’être une intelligence artificielle pour savoir que déployer des technologies d’immortalité dans un écosystème fermé n’était pas possible. 500 millions maximum de surhommes immortels, tel était le verdict sans appel de GIA, car la Terre-mère, elle, ne pouvait pas supporter plus 500 millions d’améliorés-connectés. GIA n’a pas de sentiments. GIA n’a pas d’humanité. GIA n’a pas d’émotion. GIA est une intelligence pure qui règle les problèmes de manière pure et parfaite d’après les améliorés sans interférence. Mais GIA avait commis deux erreurs. La première, il fallait comme préalable, pour assurer la soutenabilité des ressources nécessaires à la vie de la caste des surhommes améliorés et connectés, protéger à tout prix l’environnement. Les surnuméraires purent ainsi trouver des sanctuaires dans les forêts.

Soudainement, tout cessa. Les sentinelles annoncent un mouvement proche. Tension. Peur. Frayeur. Puis, soulagement. C’est les éclaireurs. Mais ils ne sont pas seuls. La rumeur se propage à une vitesse folle. C’est lui, il est là. C’est l’Hermite. Un vieil homme. Cabossé. Le temps et l’histoire l’ont soumis à tous les orages. À ses côtés, le Commandant. Ils étaient tous crasseux. Fatigués, épuisés, ils portaient les stigmates de la bataille, mais il y avait au fond des yeux de ces hommes une lumière qui n’était pas celle que l’on avait vu les 16 fois précédentes et qui était celle de la défaite et de l’abattement.

Ils étaient étrangement peu nombreux et tout le monde se demandait sans oser poser la question où étaient passés les 2 000 centurions qui avaient quitté le camp. La funeste réponse n’allait pas tarder à nous être apportée.

Nous nous sommes éloignés de GAIA la Terre-mère et nous avons eu GIA l’enfer et le mal absolu de l’intelligence artificielle. Nous avons voulu nous ériger en surhommes, en créateurs de toutes choses, dans le ciel et la terre, nous avons voulu croire que nous pouvions définir le bien et le mal, nous avons voulu nous prendre pour des dieux. Nous avons voulu devenir immortels, alors que notre finitude fait de nous ce que nous sommes et qu’il ne peut pas y avoir d’homme immortel. Nous avons cru que nous pouvions briser les cycles sacrés de la vie et de la transmission.

Nous avons perdu 7 milliards des nôtres en quelques mois seulement dans le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité. Le génocide des surnuméraires.

Mais GIA avait aussi calculé qu’il fallait une réserve génétique de remplacement de 100 millions d’individus non améliorés pour servir de banque génétique en cas de besoin et de matière d’expérimentation. Ce fut la seconde erreur de GIA. 100 millions de surnuméraires c’était effectivement le nombre idéal, mathématiquement et génétiquement parfait pour pouvoir permettre la réserve chromosomique nécessaire à la survie et à la réparation des surhommes améliorés et connectés. Mais c’était aussi une masse suffisante pour que l’humanité ne s’éteigne pas.

Malgré toute son intelligence mathématique et scientifique, GIA était en réalité condamnée à créer les conditions potentielles de sa propre perte.

Avant de partir moi aussi vers la vie éternelle, je voulais vous raconter dit le vieil homme le discours que nous prononça l’Hermite la veille du jour de la victoire et que nous célébrons, aujourd’hui, ensemble et que nous appelons le jour de la défaite.

À cette époque, ce qu’il restait de notre clan était réfugié dans la forêt. Ce discours n’a pas été enregistré, mais je m’en souviens assez précisément et presque comme si c’était hier.

« Nous avons été massacrés, nous avons été prélevés, nous avons été utilisés pour les expérimentations scientifiques des GIA. Nous avons été la matière première des secteurs transhumanistes. Mais nous avons survécu. Vous avez survécu. Nous avons lutté pour que l’humanité ne s’éteigne pas, pour que l’humanité ne meure pas. Nous avons refusé de disparaître sans combattre, sans nous battre.

Aujourd’hui, je suis venu vous dire, à vous, les quelques milliers de survivants, que nous venons de tuer 500 millions d’améliorés et de connectés. Ils ont été éradiqués en une fraction de seconde. Notre section scientifique, après des années de recherche, a réussi à trouver une porte d’entrée. Nous n’avons pas affronté frontalement les drones de GIA. Nous avons, par une opération commando brillante, détruit GIA par un virus informatique mis dans plusieurs des unités centrales. Nos 2 000 meilleurs centurions ont été engagés dans cette bataille. Ils ne sont plus que 12.

Aujourd’hui, nous avons tué 500 millions d’individus. Même s’ils étaient des améliorés, des connectés. Même si nous avons tué des criminels responsables du génocide de 7 milliards d’être humains, aujourd’hui n’est pas une victoire, car il n’y a aucun acte fondateur de grandes choses qui puisse être un massacre.

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MERCI à vous d’être passés dans ma vie

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Mes amis.
Personne n’arrive pour rien dans notre vie !!!

Les gens se présentent dans notre vie pour une raison, pour une saison, ou pour la vie.

Lorsque nous saurons laquelle s’applique pour une personne en particulier, nous saurons ce qu’il faut faire pour cette personne.

Lorsqu’une personne est dans notre vie pour une raison, c’est habituellement pour combler un besoin que nous avons manifesté. Elle est venue pour nous assister à travers une épreuve, pour nous offrir son aide et son support, pour nous aider physiquement, émotionnellement ou encore spirituellement. Cette personne est là pour la raison pour laquelle nous voulons bien qu’elle y soit. Alors, sans aucune mauvaise action par nous-même ou à un moment inopportun cette personne dira ou fera quelque chose pour briser cette relation. Quelquefois, elle meurt. Quelquefois elle quitte. Quelquefois, elle agit de façon à nous faire prendre une position ferme. Ce que nous devrez réaliser, c’est que notre besoin a été comblé, que notre désir est réalisé, que son travail est terminé. Notre prière a été exaucée et maintenant il est temps de passer à autre chose.

Certaines personnes viennent dans notre vie pour une saison parce que notre tour est venu pour partager, grandir et apprendre. Elles nous apportent une expérience de paix, ou nous font jouir de la vie. Elles pourraient nous montrer quelque chose que nous n’avons jamais fait. Elles nous donnent souvent une joie inhabituelle et incroyable. Croyons-le, c’est réel, mais simplement pour une saison.

Les amitiés à vie nous montrent des leçons de vie, des choses sur lesquelles nous devons bâtir, afin d’avoir une fondation solide en émotions. Notre travail est d’accepter la leçon : aimer la personne et mettre en valeur tout ce que nous avons appris d’elle afin d’en aider d’autres dans notre vie personnelle. Il est dit que l’amour est aveugle mais que l’amitié voit loin.

Merci à chacun de vous de faire partie de ma vie !

Red Horse

au seuil du grand départ…

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Au seuil du grand départ
comprendre
la vanité de tes projets

Alors…
te tenir droit…
et sourire
à la Vie.

<Red horse

LE SILENCE

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[…]

« les Abeilles ne travaillent que dans l’obscurité,
la pensée ne travaille que dans le silence,
et la vertu dans le secret… »

Il ne faut pas croire que la parole serve jamais aux communications véritables entre les êtres. Les lèvres ou la langue peuvent représenter l’âme de la même manière qu’un chiffre ou un numéro d’ordre représente une peinture de Memlinck, par exemple, mais dès que nous avons vraiment quelque chose à nous dire, nous sommes obligés de nous taire ; et si, dans ces moments, nous résistons aux ordres invisibles et pressants du silence, nous avons fait une perte éternelle que les plus grands trésors de la sagesse humaine ne pourront réparer, car nous avons perdu l’occasion d’écouter une autre âme et de donner un instant d’existence à la nôtre ; et il y a bien des vies où de telles occasions ne se représentent pas deux fois…

Nous ne parlons qu’aux heures où nous ne vivons pas, dans les moments où nous ne voulons pas apercevoir nos frères et où nous nous sentons à une grande distance de la réalité. Et dès que nous parlons, quelque chose nous prévient que des portes divines se ferment quelque part. Aussi sommes-nous très avares du silence, et les plus imprudents d’entre nous ne se taisent pas avec le premier venu. L’instinct des vérités surhumaines que nous possédons tous nous avertit qu’il est dangereux de se taire avec quelqu’un que l’on désire ne pas connaître ou que l’on n’aime point ; car les paroles passent entre les hommes, mais le silence, s’il a eu un moment l’occasion d’être actif, ne s’efface jamais, et la vie véritable, et la seule qui laisse quelque trace, n’est faite que de silence. Souvenez-vous ici, dans ce silence auquel il faut avoir recours encore, afin que lui-même s’explique par lui-même ; et s’il vous est donné de descendre un instant en votre âme jusqu’aux profondeurs habitées par les anges, ce qu’avant tout vous vous rappelez d’un être aimé profondément, ce n’est pas les paroles qu’il a dites ou les gestes qu’il a faits, mais les silences que vous avez vécus ensemble ; car c’est la qualité de ces silences qui seule a révélé la qualité de votre amour et de vos âmes.

[…]

extrait du chapitre 1er de « Le trésor des humbles » (1896) – Maurice Maeterlinck